L’avortement : pourquoi pas ?

L’AVORTEMENT : POURQUOI PAS?

Réponses éclairs à des arguments courants

Vous avez des questions sur l’avortement ? Cliquez l’une des questions ou opinions suivantes pour en connaître la réponse-éclair :

1. C’est mon choix en tant que femme.

2. C’est juste un amas de cellules.

3. La contraception n’est pas efficace à 100 %.

4. Et si la femme a été violée ?

5. Pourquoi mettre au monde un enfant si on a pas les moyens pour l’élever ?

6. L’avortement est une solution à la surpopulation.

7. Si la vie de la femme est en danger, l’avortement est justifié.

8. L’avortement est une procédure sécuritaire.

9. L’avortement ne concerne pas les hommes.

10. L’avortement illégal a causé la mort de beaucoup de femmes.



1. C’est mon choix en tant que femme.

Il est vrai que les gens parlent de l’avortement comme le « choix d’une femme ». Le problème c’est que ce choix est en conflit direct avec le droit de vivre de l’enfant à naître. Une femme a le droit de faire ce qu’elle veut de son propre corps, mais pas du corps de quelqu’un d’autre. Dès la conception, un nouvel être est créé, et cela est confirmé par la science[1]. Une enquête d’Abacus Data Inc., de l’année 2011 a révélé que 59 % des Canadiens aimerait que la vie humaine soit protégée avant la naissance.[2]  (retour)

2. C’est juste un amas de cellules.

Les promoteurs de l’avortement veulent faire croire aux femmes que leur enfant n’est rien d’autre qu’un amas de cellules. En fait, des recherches scientifiques démontrent qu’avant le 25e jour, le cœur de votre enfant commence à battre. Au 30e jour, il a déjà son propre réseau sanguin, ses yeux, ses oreilles, et sa bouche.[3] À la sixième semaine, on perçoit de l’activité dans son cerveau.[4] Le bébé bouge et nage dans le ventre de sa mère à la septième semaine. À la huitième semaine, tous les organes sont déjà en place… le développement progresse, et à la onzième semaine, le bébé peut saisir des objets dans ses mains. À la douzième semaine, l’enfant peut ressentir de la douleur.[5] Il approche la complétude au premier trimestre. Et tout alors qu’au Canada (en 2009), 41.2 % des avortements provoqués déclarés par les hôpitaux étaient faits entre les semaines 9 et 12 du développement de l’enfant.[6]

Voici une vidéo d’avortements de 9 à 12 semaines et même jusqu’à la 24e semaine:

Une nouvelle vie humaine commence à la conception – ça, c’est la seule position raisonnable. En ce moment même, il y a des gens qui poussent pour que l’être humain soit défini d’un point de vue arbitraire. L’enfant devient un objet de nos désirs (ou de nos refus) à la place de le respecter dans sa propre dignité. En Australie, il y a deux travailleurs en éthique qui pensent que le meurtre des enfants nouveau-nés pourrait être justifié en certains cas[7]. Mais où allons-nous avec cela? La destruction totale de la protection de la vie? L’homicide légal des plus petits et des plus vulnérables?

Finalement, il est important de savoir que l’enfant à naître peut ressentir la douleur à partir de la 20eme semaine de grossesse (si ce n’est pas plus tôt). La recherche scientifique montre qu’à 20 semaines, l’enfant à naître a toute l’anatomie et la biologie nécessaire pour percevoir et sentir la douleur.[8]  (retour)

Voici quelques « amas de cellules » (enfants à naître) de la conception à la naissance :

week_2_conception_97nu.jpggetty_rm_SEM_of_egg_sperm_in_fallopian_tube.jpgPRinc_rm_composite_SEM_of_cell_division.jpg8-days--child-is-born-4.jpg22-days--child-is-born-5.jpg24-days--child-is-born-6.jpgyoungembryo277x200.jpg5-weeks-Tubal_Pregnancy_with_embryo.jpgpreg-11_1494395i.jpgfetus4-6weeks.jpgfig09hands7.jpg10-weeks-Lennart-Nilsson-112.jpg9-week_human_embryo_from_ectopic_pregnancy_qr4y_z6iw.jpgfig16baby8.jpg10-weeks--child-is-born-8.jpg9-weeks--child-is-born-7.jpgLennart-Nilsson 7-8 semaines.jpgPRinc_rm_photo_of_7-8_week_embryo.jpgfig02legs11.jpgfetus_10_to_Suzanne.JPGPRinc_photo_of_fetus_at_16_weeks.jpgfetus-482-20-25weeks.jpgfig17baby5mos.jpgfig03face5mos.jpgpreg-38_1494419i.jpg36-weeks--child-is-born-10.jpghumannewborn.jpg

(retour)

3. La contraception n’est pas efficace à 100 %.

C’est vrai. La contraception n’est jamais à 100 % efficace. La seule manière de s’assurer à 100 % de ne pas tomber enceinte quand on ne veut pas d’enfants est l’abstinence sexuelle.

Il est important de noter que les contraceptifs hormonaux ont été liés à une augmentation de risque de certains cancers. La Société Américaine du Cancer a publié un document qui indique que l’utilisation récente du contraceptif oral est un facteur qui augmente le risque de cancer du sein, et l’utilisation à long terme du contraceptif oral est liée à un risque augmenté de cancer cervical.[9]

Comme alternative à la pilule, il existe la Méthode de l’Ovulation Billings (MOB), une méthode naturelle et efficace qui est utilisée par plusieurs couples. Une étude récente en Chine a montré que « l’efficacité d’utilisation de la MOB est bien supérieure à celle du stérilet TCu220c, l’un des DIU les plus populaires utilisé en Chine. » [10]

Si vous êtes jeune et vous ne vous sentez pas prête à avoir un enfant, il serait recommandable de ne pas vous engager dans une relation sexuelle. Chaque action à des conséquences — il est important de respecter le fait que l’acte sexuel, en lui-même, entraîne la possibilité de la création d’un nouvel être humain.  (retour)

4. Et si la femme a été violée?

Premièrement, il est important d’expliquer que le viol constitue juste 1 % des raisons pour l’avortement[11]. La majorité des femmes choisissent d’avorter leurs enfants pour des raisons sociales ou économiques[12].

Dans le cas de viol, il est absolument nécessaire que l’agresseur soit puni par la loi. Le viol est un acte de violence, et la victime doit être assistée au maximum. Cela dit, il n’est pas juste de tuer un enfant sous prétexte qu’il a été conçu dans le viol. L’avortement ne peut pas être utilisé comme une vengeance pour les mauvaises actions des autres. Si la mère ne peut pas soutenir l’enfant, elle devrait considérer l’adoption, qui est une alternative non violente qui répond aux besoins de l’enfant et de la mère. (retour)


5. Pourquoi mettre au monde un enfant si on n’a pas les moyens pour l’élever?

Il y a plusieurs femmes enceintes qui manquent de ressources financières pour élever un enfant. Dans ce cas, il y a plusieurs options. La première, c’est de demander de l’aide aux amis et à vos proches. S’il n’y a aucune personne pour vous offrir du support, vous pouvez appeler des agences téléphoniques commeEnceinte-Inquiète (1-855-871-4442) qui vous dirigeront vers des centres pour les femmes enceintes. Ces organisations vous aideront à trouver ce dont vous avez besoin, que ce soit un logement, des habits, de la nourriture, du soutien financier, ou bien du support émotionnel.

Il est important de reconnaître qu’à la place d’investir des milliers de dollars dans l’industrie de l’avortement, le gouvernement pourrait utiliser cet argent pour aider les femmes enceintes. L’avortement est utilisé comme un raccourci dans le monde médical et gouvernemental — il élimine les membres non voulus pour réduire les coûts pour la société. Cette mentalité est très mauvaise pour l’avenir du Québec, car nous avons besoin de ces enfants pour continuer à bâtir un Québec fort.(retour)


6. L’avortement est une solution à la surpopulation.

La surpopulation de la planète est plutôt mythe que réalité. Au rythme actuel du déclin démographique, le taux mondial de fécondité devrait être en dessous du seuil de renouvellement des générations peu après 2020. Au Québec, la population est très rapidement en train de vieillir, ce qui causera de graves problèmes sociaux et économiques. Selon des projections de l’Institut de la statistique de Québec, il est possible qu’au Québec « la population âgée surpasse en nombre la population des jeunes en 2019. »[13] Cela signifie qu’il y aura une réduction du nombre et de la proportion de personnes jeunes, la population qui travaille deviendra de plus en plus âgée et difficile à remplacer, et il y aura une explosion du nombre de personnes âgées. En 2009, au Québec, l’avortement légal a pris la vie de 27,139 enfants.[14] Combien d’autres vont être tués chaque année? (retour)

7. Si la vie de la femme est en danger, l’avortement est justifié.

Dans les cas où la vie de la mère est en danger, la majorité des personnes contre l’avortement sont d’accord que la mère doit poursuivre tout traitement médical (par exemple, chimiothérapie) dont elle a besoin, même s’il y a la possibilité d’effets négatifs sur l’enfant. Si le bébé meurt au cours du traitement de la mère, c’est considéré un avortement involontaire (comme une fausse couche). Un avortement involontaire, du point de vue moral, n’est pas condamnable parce que l’intention n’est pas de tuer l’enfant à naître. (retour)

8. L’avortement est une procédure sécuritaire.

Même si le terme « syndrome post-avortement » n’est pas reconnu au niveau médical, il est bien connu au niveau individuel. Il y a plein de témoignages de femmes qui on subit un avortement[15]. Les risques de syndrome physique et mental à la suite d’un avortement sont suffisamment hauts pour avouer que l’avortement ne devrait pas être présenté comme une procédure simple et sécuritaire — au minimum il faut reconnaître que ce n’est pas vrai dans tous les cas. Selon une étude récente de la Scandinavie, l’avortement serait quatre fois plus mortel pour une femme que de donner naissance à son enfant[16]. La liste de répercussions négatives potentielles est longue et sérieuse. Au niveau mental, les femmes ayant subi un avortement sont 6 fois plus suicidaires par rapport aux femmes qui ont donné naissance à leurs enfants. Plusieurs femmes ont aussi été atteintes de dépression, syndromes post-traumatiques, trouble du comportement alimentaire, toxicomanie, et des problèmes chroniques de relation avec les autres[17]. La liste des effets physiques inclut : hémorragie, infection, embolisme, complication d’anesthésie, et grossesse extra-utérine[18]. La recherche montre aussi que l’avortement élève le risque de cancer du sein, du cerveau, et des poumons[19]. Une étude dans un grand journal médical a révélé que 31 % des femmes américaines qui on subit un avortement ont souffert de problèmes de santé[20].  (retour)

9. L’avortement ne concerne pas les hommes.

Il est facile de penser que l’avortement touche que les femmes, mais en réalité l’avortement affecte aussi beaucoup d’hommes. Il y a des témoignages de conjoints qui auraient voulu garder leurs enfants, mais leurs partenaires n’ont pas voulu écouter. L’enfant à naître est liée au père et à la mère — ce n’est pas tout seul que la mère a créé ce nouvel être humain. Alors les hommes, eux aussi, on leur mot à dire en ce qui concerne l’avortement. L’avortement frappe les femmes, mais aussi les conjoints, les grands-parents, les amis, les enfants, et la société entière.[21] Une étude montre que sur 40 hommes qui ont permis à leurs partenaires d’avoir un avortement, 35 ont subi des syndromes post-traumatiques à la suite de l’avortement. Ces effets comprennent : tristesse, pensées persistantes du bébé, énervement, culpabilité, anxiété, troubles de sommeil, problèmes sexuels, et toxicomanie[22]. Finalement, une étude montre que 39 % des Québécois pense que l’avortement ne devrait pas être légal en toutes circonstances[23] — mais la grande majorité n’est pas au courant que l’avortement est permis à tout moment, jusqu’à la naissance de l’enfant, et pour n’importe quelle raison. (retour)

10. L’avortement illégal a causé la mort de beaucoup de femmes.

On dit également :  »on ne retournera pas aux aiguilles à tricoter! » Il est vrai que l’avortement illégal est horrible, et que tant de femmes ont perdu leur vie à cause de cela. Mais l’avortement légal est aussi horrible. Ce n’est pas parce qu’on légalise l’avortement que les conséquences sont moins sérieuses. Que l’avortement soit légal ou pas, le résultat final reste le même : le meurtre d’un enfant innocent. Les instruments peuvent avoir une apparence plus propre, les docteurs peuvent avoir plus de confiance en eux-mêmes, mais le problème n’est pas résolu. Il y a encore des femmes qui sont forcées d’avorter par leur partenaire ou leur famille. Il y a encore des cas de viols, et il y aura toujours des situations difficiles — mais l’avortement n’aide pas à mettre fin à ces injustices. Au contraire, l’avortement amplifie et permet de masquer une mentalité tordue des relations sexuelles et de l’enfantement. Pour protéger les femmes, il faut apprendre la dignité et le respect. Cela commence par un fondement de compréhension pour le fait que la femme, elle, peut enfanter — et que lorsqu’elle est enceinte, son corps et son esprit doivent être soutenus.

Finalement, il est important de savoir que la légalisation de l’avortement a fait énormément grimper le nombre d’avortements au Québec. En 1971, il y avait jusqu’à 1,275 avortements, mais en 2010, le nombre est monté rapidement jusqu’à 26,124[24]. La perte de tous ces enfants devrait nous faire réfléchir : est-ce que des restrictions sur l’avortement sont nécessaires pour le futur du Québec?(retour)

© 2012 Campagne Québec-Vie


Références:
 [1] Carlson, B.M. (1996). Patten’s Foundations of Embryology (6th edition, p. 3). New York: McGraw-Hill.   England, M. A. (1996). Life Before Birth (2nd edition, p. 31). England: Mosby-Wolfe.   Moore, K. L. (1988). Essentials of Human Embryology (p. 2). Toronto: B.C. Decker Inc.,   Moore, K. L. & Persaud, T.V.N. (1993). Before We Are Born : Essentials of Embryology and Birth Defects (4thedition, p. 1). Philadelphia: W.B. Saunders Company.   Silver, L. M. (1997).Remaking Eden: Cloning and Beyond in a Brave New World (p. 39). New York : Avon Books. (retour)
  [2] Abacus Data Inc. (2011). Canadian Public Opinion on Abortion: A survey of 1,007 Canadians. Retrieved April 5, 2012, from http://abacusdata.ca/wp-content/uploads/2011/05/Abortion-Report-May-11-2011.pdf(retour)
  [3] Lejeune, J., & Liley, A.W. (1977). In R. Sassone (Ed.), The Tiniest Humans(p. 69), Library of Congress No. 77-7681 1. (retour)
  [4] Hamlin H. (1964). Life or Death by EEG. Journal of the American Medical Association190 (2), 112-114. (retour)
  [5] McCullagh, P. (1987). The Fetus as Transplant Donor–Scientific, Social and Ethical Perspectives (p. 132). John Wiley & Sons. (retour)
  [6] Canadian Institute for Health Information : Induced Abortions Performed in Canada in 2009. Retrieved April, 5, 2012, from http://www.cihi.ca/CIHI-ext-portal/pdf/internet/TA_09_ALLDATATABLES20111028_EN(retour)
  [7] Giubilini, A., & Francesca Minerva. (2012). After-birth Abortion: Why Should the Baby Live? Journal of Medical Ethics. Retrieved March 15, 2012, fromhttp://jme.bmj.com/content/early/2012/03/01/medethics-2011-100411.full(retour)
  [8] Anand, K. J. S. (2006). Fetal Pain? Pain: Clinical Updates. 14:2, 1-4.   Brusseau R. (2008). Developmental Perspectives: is the Fetus Conscious?International Anesthesiology Clinics. 46:3, 11-23.   Brusseau, R. & Myers, L. (2006). Developing consciousness: fetal anesthesia and analgesia. Seminars in Anesthesia, Perioperative Medicine and Pain. 25, 189-195.   Gibbins S. & Golec L. (2007). “It Will Not Hurt a Bit,” “What You Do Not Know Cannot Hurt You,” and Other Myths About Fetal Surgical Pain. Newborn & Infant Nursing Reviews. 7:4, 224-226.   Glover V. (1999). Fetal pain: implications for research and practice.British Journal of Obstetrics and Gynaecology. 106, 881-886.   Simons, S. H. & Tibboel, D. (2006). Pain perception development and maturation. Seminars on Fetal and Neonatal Medicine. 11, 227-231.   Vanhalto, S. & Van Nieuwenhuizen, (2000). O. Fetal Pain? Brain & Development22, 145-150. (retour)
  [9] American Cancer Society. (2011). Global Cancer Facts & Figures (2ndedition, No.861811). Retrieved April 5, 2012 fromhttp://www.cancer.org/acs/groups/content/@epidemiologysurveilance/documents/document/acspc-027766.pdf(retour)
  [10] Qian S. Z. (1999). Natural Fertility Regulation. In S. G. Gu & , S.Z. Qian, et al., (Eds.), Reproductive Health (pp. 574-579). Beijing: People’s Publishing House. Retrieved April 5, 2012. (retour)
  [11] Finer, L. B., Lori, F. F., Lindsay, A., Dauphinee, S. S., & Ann, M. M. (2005). Reasons U.S. Women Have Abortions: Quantitative and Qualitative Perspective.Perspectives on Sexual and Reproductive Health. 37.3, 110-18. Retrieved March 15, 2012, fromhttp://www.guttmacher.org/pubs/journals/3711005.html (retour)
  [12] Finer, L. B., Lori, F. F., Lindsay, A., Dauphinee, S. S., & Ann, M. M. (2005). Reasons U.S. Women Have Abortions: Quantitative and Qualitative Perspective.Perspectives on Sexual and Reproductive Health. 37.3, 110-18. Retrieved March 15, 2012, fromhttp://www.guttmacher.org/pubs/journals/3711005.html (retour)
  [13] Thibault, N., Létourneau, E., & Girard, C. Méthodologie, démographie et enquêtes spéciales. Institut de la statistique du Québec. (2004). Perspectives démographiques, Québec et régions, 2001-2051. Retrieved April 5, 2012, fromhttp://www.stat.gouv.qc.ca/publications/demograp/pdf/tendance2001_2051.pdf
(retour)
  [14] Canadian Institute for Health Information : Induced Abortions Performed in Canada in 2009. Retrieved April, 5, 2012, from http://www.cihi.ca/CIHI-ext-portal/pdf/internet/TA_09_ALLDATATABLES20111028_EN
(retour)
  [15] Silent No More Awareness Campaign. Retrieved April 5, 2012, fromhttp://silentnomoreawareness.org/testimonies/index.aspx
(retour)
  [16] Abortion Four Times Deadlier Than Childbirth: New Studies Unmask High Maternal Death Rates From Abortion. (2000). The Post-Abortion Review8 (2) Retrieved April 5, 2012 from http://afterabortion.org/2000/abortion-four-times-deadlier-than-childbirth/
(retour)
  [17] Belsey, E. M. et al. (1977). Predictive Factors in Emotional Response to Abortion: King’s Termination Study – IV. Social Science and Medicine 11, 71-82. Berger, C. et al. (1984). Repeat Abortion: Is it a Problem? Family Planning Perspectives 16(2), 70-75. Bracken, M. (1975). First and Repeated Abortions: A Study of Decision-Making and Delay, Biosocial Science 7, 473-491. Burke, T. & Reardon, D. (2002). Forbidden Grief: The Unspoken Pain of Abortion (p. 189 & p. 293). Springfield, IL: Acorn Books. Cougle, J. R., Reardon, D. C., & Coleman, P. K. (2003). Depression Associated With Abortion and Childbirth: A Long-Term Analysis of the NLSY Cohort. Medical Science Monitor 9(4), 105-112. Freeman, E. et al. (1980). Emotional Distress Patterns Among.Women Having First or Repeat Abortions. Obstetrics and Gynecology 55(5), 630-636. Henshaw, S. (1988). The Characteristics and Prior Contraceptive Use of U.S. Abortion Patients. Family Planning Perspectives, 20(4), 158-168. Reardon, D.C. & Ney, P.G. (2000). Abortion and Subsequent Substance Abuse. American Journal of Drug and Alcohol Abuse26(1), 61-75. Rue, V.M. et. al., (2004). Induced abortion and traumatic stress: A preliminary comparison of American and Russian women. Medical Science Monitor 10(10), SR5-16. Sherman, D. et al. (1985). The Abortion Experience in Private Practice. Women and Loss: Psychobiological Perspectives, ed. W.F. Finn, et al. (New York : Praeger Publishers, 1985) 98-107.
(retour)
[18] Kaunitz, A.M. (1985) “Causes of Maternal Mortality in the United States, Obstetrics and Gynecology 65(5).  (retour)
[19] Fujimoto, I. et al. (1985). Epidemiologic Study of Carcinoma in Situ of the Cervix. Journal of Reproductive Medicine 30(7), 535.   Howe, H. L. et al. (1989). Early Abortion and Breast Cancer Risk Among Women Under Age 40. International Journal of Epidemiology 18(2), 300-304.   Le, M-G. et al. (1984). Oral Contraceptive Use and Breast or Cervical Cancer: Preliminary Results of a French Case- Control Study. In J.P. Wolff et al. (Eds.) Hormones and Sexual Factors in Human Cancer Etiology (pp. 139-147). New York, Excerpta Medica.   LaVecchia, C. et al. (1992) Reproductive Factors and the Risk of Hepatocellular Carcinoma in Women. International Journal of Cancer 52, 351.   Parazzini, F. et al. (1989) Reproductive Factors and the Risk of Invasive and Intraepithelial Cervical Neoplasia. British Journal of Cancer 59, 805-809.   Pike, M.C. (1981). Oral Contraceptive Use and Early Abortion as Risk Factors for Breast Cancer in Young Women. British Journal of Cancer 43, 72.   Stewart, H.L et al. (1985) Epidemiology of Cancers of the Uterine Cervix and Corpus, Breast and Ovary in Israel and New York City. Journal of the National Cancer Institute 37(1), 1-96.   Weiss, N. (1983). Events of Reproductive Life and the Incidence of Epithelial Ovarian Cancer. Amercian Journal of Epidemiology, 117(2), 128-139.  (retour)
[20] Rue, V.M. et. al. (2004). Induced abortion and traumatic stress: A preliminary comparison of American and Russian women. Medical Science Monitor 10(10), SR5-16.  (retour)
[21] « A propos du Syndrome Post-Abortif. » Interview du Dr. Philip Mango, psychiatre à L’Institut pour le Développement Humain de New York. Propos recueillis par Florence Brière-Loth, Parue dans Famille Chrétienne n° 771, octobre 1992. Retrieved May 23, 2012 fromhttp://www.cpdh.info/~cpdhpdf/vie06/SPAInterviewMango.pdf.
(retour)
[22] Coyle, C.T. (1997). Forgiveness intervention with postabortion men. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 65(6), 1042-1046. Gordon, R. A. & Kilpatrick, C. (1977). A program of group counseling for men who accompany women seeking legal abortions. Community Mental Health Journal, 13, 291-295.
(retour)
[23] Angus Reid Strategies Poll June 2008. “Canadians Uphold Abortion Policy, Split on Health Care System’s Role” June 4 to June 5, 2008. Retrieved May 23, 2012 from http://www.angus-reid.com/wp-content/uploads/archived-pdf/2008.06.20_Abortion.pdf.
(retour)
[24] Interruptions volontaires de grossesse (nombre, rapport pour 100 naissances et taux pour 1 000 femmes), hystérectomies, ligatures, vasectomies, réanastomoses et vasovasostomies, Québec, 1971-2010. Régie de l’assurance-maladie du Québec. Institut de la statistique du Québec. 13 décembre 2011. Retrieved May 23, 2012 fromhttp://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/415.htm

(retour)

 

 

 

Publié dans Collaborateurs | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

De nouvelles écoles en Ontario?

(Tiré su site de Campagne Québec-vie.)

1- Écoles homosexuelles :

Au bulletin de nouvelles de RDI à la télévision de Radio-Canada, le 27 septembre 2012, un reportage nous informait que les autorités scolaires de Toronto seraient sur le point de donner le feu vert pour une école secondaire expérimentale. Cette institution scolaire n’accepterait uniquement que des élèves qui se disent homosexuels.

Plusieurs psychologues pensent que les étudiants gais et les étudiantes lesbiennes auraient ainsi un milieu beaucoup plus propice pour leur épanouissement personnel.

On peut se questionner sur les supposés bienfaits d’un tel projet. Ne sommes-nous pas en face d’un autre ghetto qui va stigmatiser encore plus cette communauté ?

Les homosexuels insistent continuellement sur l’importance de leur intégration à la société. Alors, ce n’est sûrement pas avec ces théories fumeuses échafaudées par de supposés spécialistes pour justifier ces écoles homosexuelles qu’on incitera les jeunes à atteindre ce but.

Village gai, défilé gai, vêtements gais, festival gai, spectacles gais, cinémas gais, festival du film gai, littérature gaie, magazines gais, jeux olympiques gais et maintenant écoles gaies, mais où s’arrêtera cette tendance complètement ridicule ?

2- Le dieu condom :

Depuis des décennies les personnes atteintes du VIH (le sida) devaient informer leurs partenaires sexuels de leur condition sous peine d’être accusées au criminel. Les lobbys homosexuels ont toujours dénoncé sur toutes les tribunes cette supposée atteinte à leurs droits fondamentaux.

Le 5 octobre 2012, la Cour suprême du Canada a rendu à l’unanimité un jugement historique. Une personne séropositive n’a plus l’obligation de divulguer sa condition à son partenaire avant leurs activités sexuelles à la condition d’utiliser le dieu condom.

Même si la science a prouvé que le condom n’est jamais sûr à 100 %, nos «savants» juges ont décidé sous la pression du lobby gai que les droits des homosexuels doivent primer sur la sécurité sanitaire.

Aussi incroyable qu’on aurait pu l’imaginer cette position de la Cour suprême n’a pas satisfait la communauté gaie et lesbienne. Les groupes de pression et de défense des droits des personnes séropositives semblent bien décider à exiger l’immunité totale, c’est-à-dire le droit au silence complet avec ou sans condom.

C’est effrayant de voir jusqu’à quel point ces groupes de pression sont capables de faire trembler nos gouvernements et même la Cour suprême !

3- Thérapie interdite :

Il y a aux États-Unis un organisme qui fait beaucoup parler de lui depuis une décennie : c’est «L’Association nationale de recherche et de thérapie sur l’homosexualité» qui est implantée un peu partout chez nos voisins du sud. De plus, ses nombreux succès, qu’on refuse de publiciser, lui attirent la foudre, la hargne et le mépris du tout puissant lobby gai.

Pour notre société postmoderne, vendue corps et âme aux idées à la mode, c’est impensable et inacceptable qu’une quelconque thérapie puisse changer un homosexuel en un hétérosexuel même si cela fonctionne souvent très bien. Voilà pourquoi cette association est actuellement dénoncée et clouée au pilori !

La furie et la colère des organisations homosexuelles contre cette thérapie leur ont permis de remporter une très grande victoire en Californie. Le 29 septembre 2012, le gouverneur Jerry Brown a promulgué une nouvelle loi qui interdit maintenant formellement, sous peine d’accusations criminelles, aux parents d’enfants et d’adolescents de moins de 18 ans de faire appel à ce genre de thérapie pour leur progéniture.

Les homosexuels crient victoire. Ils partent maintenant en croisade dans tout le pays pour que cette loi matraque de la Californie soit adoptée dans tous les autres états chez nos voisins du sud.

Depuis l’entrée en vigueur de cette loi, plusieurs parents risquent la prison s’ils font appel à «l’Association nationale de recherche et de thérapie sur l’homosexualité» pour traiter les tendances homosexuelles de leur enfant.

Dans nos pays décadents, les enfants appartiennent de plus en plus à l’État. Les groupes de pression font la pluie et le beau temps. Ils dictent aux autorités politiques la nouvelle morale à suivre et le système judiciaire fait une gentille courbette.

4- Enfin ! La théorie du genre :

Le lobby homosexuel annonce haut et fort cette théorie postmoderne sur toutes les tribunes avec la complicité de nos médias et de nos spécialistes de la chose.

Depuis quelques années la théorie du genre est devenue présente partout dans notre société : publicité, cinéma, partis politiques, écoles primaires et secondaires, cours d’éthique et de culture religieuse, télévision, arts, culture, etc.

Ce nouveau concept fumeux parle pompeusement de liberté, de libération et d’égalité. Mais attention, hypocritement et insidieusement, on nous fait accroire de façon biaisée que l’identité profonde de la personne humaine n’a rien à voir avec la nature sexuelle homme-femme. Alors, on ne naît plus homme ou femme ! À la naissance nous sommes neutres ! Incroyable ! Maintenant, au nom de cette théorie, il faut libérer les générations futures. Alors, le sexe biologique n’aurait aucune influence sur la sexualité. On construit avec le temps notre propre sexualité. (Cliquez ici pour lire l’article dans son entièreté.)

 

Publié dans Collaborateurs | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

Lettre envoyée au député du NPD, Réjean Genest

Dernièrement, le député du NPD, Réjean Genest, a jugé sage de se lever en Chambres des communes pour attaquer le député Stephen Woodworth sur la participation de celui-ci au Congrès de Campagne Québec-vie. M. Genest a aussi faussement accusé Michel Lizotte de prétendre « avoir découvert une thérapie pour guérir l’homosexualité. » Dans les faits, M. Lizotte ne traite pas l’homosexualité comme une maladie et le député Genest s’expose à des poursuites en diffamation par de tels propos. Quoi qu’il en soi, nous vous présentons une lettre envoyée au député Réjean Genest par un de nos collaborateurs et reproduite avec sa permission :

Bonjour M. Genest,
Suite à votre commentaire en Chambre la semaine dernière à l’égard de la présence du député Woodworth  à Granby samedi dernier, je m’interroge sur la place que personnellement vous donnez au libre choix de la personne…
Votre commentaire :
« Monsieur le président, après avoir tenté de rouvrir le débat sur l’avortement, un député conservateur récidive. Il sera dans mon comté ce week-end pour participer à un événement de la Campagne Québec-Vie, auprès de l’organisme Ta vie ton choix, qui promeut une thérapie pour ceux « aux prises avec des attraits non voulus envers des personnes du même sexe ».  En plus d’être contre le droit des femmes de choisir, le député croit-il que l’homosexualité est une maladie qui doit être soignée ? », a questionné M. Genest.
Vous vous souviendrez de notre rencontre en 2011 où je vous faisais part de ma préoccupation concernant une motion votée par le NPD lors de la convention de juin 2011 à Vancouver, où on avait unanimement été en accord de retirer le statut de bienfaisance aux organismes qui offraient une thérapie aux homosexuels souhaitant recevoir de l’aide. À l’époque, vous n’étiez pas au courant de cela et vous alliez étudier davantage le cas. Une année plus tard, votre commentaire en chambre me fait me demander ceci : vous objecteriez-vous au libre choix de la personne à recevoir de l’aide selon ses désirs personnels ? En effet, n’est-il pas le droit de l’individu malheureux de son orientation sexuelle de recevoir l’accompagnement désiré pour l’aider à trouver un mieux-être ? Reprocher au député Woodworth de participer à une journée où, dans un programme varié, ce sujet délicat est aussi abordé et une approche de compassion est offerte, me paraît à mon avis injustifié.
L’Ordre des Psychologues de la Province de Québec dont je suis membre veille à protéger les droits des clients, incluant ceux qui désirent être aidés à résoudre des difficultés éprouvées à cause de leur orientation sexuelle. Ne vous faudrait-il pas, à titre de député, considérer la même approche pour défendre les droits des homosexuels, respecter et encore approuver ceux qui veulent répondre à leur demande d’aide ?
Qu’en pensez-vous ? Dans l’attente de votre réponse,
Bien à vous
René Laframboise
Publié dans Collaborateurs, Uncategorized | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

Le congrès de Campagne Québec-Vie attire plus que jamais

Le congrès annuel de Campagne Québec-Vie a attiré plusieurs médias télévisés, en plus des journaux hebdomadaires et quotidiens.

L’organisme Campagne Québec Vie tenait samedi son congrès annuel à Granby. Le groupe qui milite notamment pour l’interdiction de l’avortement a accueilli 80 participants.

Hasard du calendrier, le congrès se déroulait un peu plus d’une semaine après le rejet à Ottawa d’une motion demandant la création d’un comité chargé d’étudier le statut légal du foetus.

Le début de la rencontre a été perturbé par une vingtaine de manifestants pro-choix. Une dizaine d’entre eux ont fait irruption à l’intérieur de l’église, où se tient le congrès.

L’une des manifestantes, Sophie Roy-Goyette, a expliqué que dans les pays où l’avortement est criminalisé, les femmes sont obligées d’avorter elles-mêmes ou sur « le marché au noir », et cette pratique a conduit à la mort de « beaucoup de femmes ».

« C’est important pour la santé des femmes qu’il y ait le droit à l’avortement », a-t-elle souligné.

Par la suite, des policiers appelés en renfort ont expulsé les manifestants qui sont sortis sans opposer de résistance.

Le député conservateur Stephen Woodworth, opposé à l’avortement et qui avait déposé la motion sur les droits du foetus aux Communes, était de passage Granby pour présenter sa position dans le cadre du congrès.

(À gauche, le député Stephen Woodworth, aux côtés du pasteur Stéphane Gagné, également conférencier à ce congrès.)

Le président de l’organisme, George Buscemi, a expliqué que la motion du député Woodworth, qui a été votée par 91 de députés – dont beaucoup de ministres, lui a donné du « vent dans les voiles ». Il espère continuer avec ce « momentum ».

(Cliquez ici pour vous rendre sur le site de Radio-Canada et visionner le reportage-vidéo.)

Tant pis pour la manifestation « pacifique » et au diable le respect. J’étais moi-même à donner ma conférence quand de la commotion et des cris m’ont empêché de continuer. (Non, mon sujet ne concernait pas l’avortement.) En effet, les manifestants venus de Sherbrooke par autobus ont profité que quelqu’un sortait de l’église pour entrer par effraction et monter à la salle de conférence. Dans les faits, les trois policiers présents ont eu beaucoup de mal à les sortir de la salle et se sont fait bousculer par les manifestants alors qu’ils tentaient de refermer la porte du second étage pour notre protection. Malgré que le reportage dise que les manifestants n’ont opposé aucune résistance, le fait est qu’ils ont refusé d’obéir aux trois policiers qui leur demandaient de sortir du bâtiment. L’officier responsable a du faire appel à des voitures de renfort, que nous avons attendu plusieurs minutes pendant lesquels nous étions séquestrés. C’est seulement lorsque les renforts additionnels sont enfin arrivés que les manifestants sont sortis du bâtiment. Les services de police ont même choisi de laisser trois policiers à l’intérieur du bâtiment tout le reste de la journée pour veiller sur les allés et venus et refermer la porte verrouillée à chaque fois. Grosse perte de ressources pour la ville ces « manifestants pacifiques ». Heureusement, nous n’avons qu’à laver les tapis imbibés de leurs cafés… Encore merci à la Fédération des femmes du Québec qui a organisé cette belle sortie en famille… (De l’intérieur de nos portes vitrées, nous avons pu filmer toute l’affaire. Alors maintenant, devrions-nous porter plainte?)

Publié dans Commentaires Médiatiques, vidéos | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

Les avortements d’honneur

Radio X reçoit Sophie Durocher, qui amène des observations très justes basées sur des réalités. Comme nous, Mlle Durocher stipule que le débat sur l’avortement est loin d’être clos, car dans les faits il n’a jamais eu lieu! Elle observe que le vote récent sur la motion-312 a démontré à quel point les Canadiens sont loin d’être unanimes sur la situation actuelle du statut de l’avortement dans notre pays. Cliquez ici pour entendre cette entrevue.

Publié dans Commentaires Médiatiques | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

Sortir le religieux de l’école pour y laisser entrer l’ésotérisme et les gourous

(Reproduit avec la permission de nos amis du site « Pour une école libre au Québec« .)

On vous l’avait déjà montré ici, le cours gouvernemental obligatoire d’éthique et de culture religieuse (ECR) et l’animation « spirituelle » des écoles québécoises sont souvent prétextes à l’introduction d’une pléthore de spiritualités, de pratiques douteuses et aux visites de gourous. Les parents s’en sont inquiétés dès le début, on ne les a pas écoutés même en séance publique. Pire, le représentant du gouvernement, Pierre Pettigrew, a même recommandé de mettre fin à ces réunions publiques qui donnaient une tribune aux parents inquiets.

Les enfants sont donc invités à « laisser entrer un animal en eux », on leur raconte que Jésus était un emmerdeur, qu’il fréquentait des prostituées, ailleurs on apprend que Bouddha, Mahomet et Jésus c’est la même chose. Dans une autre école on nous a communiqué que « Hare Krishna ! Hare Krishna ! » était en visite régulière au cours d’ECRDes parents nous ont raconté que leur enfant avait commencé à s’intéresser à la spiritualité autochtone depuis ses cours d’ECR, qu’il s’était acheté un capteur de rêves et priait la Terre-Mère, un autre encore consultait désormais sa roche dans ses exercices spirituels. La liste est longue, la spiritualité amérindienne rentre en force dans les écoles québécoises : tant au primaire dans les manuels, que dans les activités scolaires ou parascolaires (les journées de la Terre, les heures de la Terre et autres célébrations écologistes qui rentrent en grand dans l’école québécoise).

C’est donc sans surprise que nous avons pu lire ceci dans La Presse de ce vendredi :

                       La théorie des chakras au primaire.


Trois écoles primaires de Lanaudière ont récemment permis à une enseignante et orthopédagogue de donner des ateliers parascolaires pour aider les élèves « à réorganiser leur énergie » en utilisant une approche basée sur la théorie des chakras.

Et d’après ce qu’elle nous a indiqué, d’autres écoles et une autre commission scolaire envisagent d’offrir le même atelier, possiblement durant les heures de classe, dans le cadre du cours d’éthique et de culture religieuse. Depuis quatre ans, au moins 10 intervenants ont payé 1 100 $ pour apprendre aux enfants à harmoniser leurs supposés «  champs électromagnétiques », représentés sous forme de treillis connecté à l’univers. L’approche a été inventée par l’Américaine Peggy Dubro, qui dit canaliser des esprits. Au Québec, elle est enseignée par une coach de vie des Laurentides, Gisèle Proulx. Sa lettre type propose d’aider les directions d’école à répondre à la montée des cas de déficit d’attention. Connaître « leur nature énergétique » aide les enfants à se concentrer et à gérer leurs émotions, dit-elle. Allergique à l’ésotérisme, le chercheur en psychoéducation Serge Larivée est choqué. « Les enseignants sont une courroie de transmission du paranormal », dénonce-t-il.

Quand trois élèves sont devenus psychotiques à quelques semaines d’intervalle, la directrice elle-même est rentrée un dimanche « pour faire chasser les mauvais esprits » de son école, confirme une professionnelle(à condition que nous ne nommions pas l’endroit). En une seule année (2007-2008), le Centre d’information sur les nouvelles religions (CINR) de l’Université de Montréal a reçu près d’une centaine de demandes d’information sur des organisations controversées qui ont été en contact avec des élèves. Des écoles avaient notamment invité AGIRA, un centre de Saint-Hubert qui offre des cours de « psychologie spirituelle ésotérique ». Ou encore Narconon, un centre de désintoxication récemment fermé parce qu’il était affilié à l’Église de scientologie.

Environ 25 groupes scolaires montréalais ont par ailleurs visité un lieu qui se présente comme « le réceptacle des énergies de la Hiérarchie des maîtres » (soit l’Ashram canadien des sciences spirituelles et occultes). Il arrive aussi que des enseignants exposent leurs croyances en classe. « On leur rappelle alors de prendre une posture professionnelle en éducation. On n’a pas obtenu le droit de tout rentrer juste parce qu’on a sorti [le catholicisme] des écoles », indique Louise Coutu, présidente de l’Association des animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire du Québec.

Scientologie

Règle générale, les enseignants veulent bien faire, précise la directrice du CINR, Marie-Ève Garand. « Ils sont sensibles au discours des groupes qui prétendent pouvoir aider les enfants sans les médicamenter », dit-elle. Julie Fournier, l’enseignante de Lanaudière, est en effet convaincue du bien-fondé de son approche. « Les enfants se retrouvent mieux outillés. Même les parents méfiants changent leur fusil d’épaule devant les résultats », nous a-t-elle déclaré lorsque nous l’avons interrogée sur ses ateliers de rééquilibrage d’énergie. Sa formatrice, Gisèle Proulx, abonde dans son sens. « Les classes sont grosses à l’école, les enfants sont sur le Ritalin. Il faut essayer autre chose », plaide l’ancienne infirmière, qui a changé de carrière parce qu’elle désapprouvait le recours excessif aux médicaments.

Son analyse : « Le champ énergétique des enfants est souvent trop haut, donc ils ne sont pas groundés. » La commission scolaire des Samares, qui chapeaute les écoles où ont été donnés les ateliers, compte intervenir. « Comme enseignant, on est un modèle et il faut faire attention à ce qu’on fait. On n’est pas groundé [sic] à l’univers : on a les deux pieds sur terre, dans une classe, et on utilise les stratégies qu’on a déployées à la commission scolaire », nous a dit la directrice générale, Sylvie Anctil. Pour les intervenants comme pour les parents, il est facile de s’y perdre. À Longueuil, l’Académie Phénix se présente comme un centre d’aide scolaire pour enfants en difficulté. Il faut cliquer sur un lien discret, sur son site Internet, pour découvrir qu’on y applique la technique de Ron Hubbard, fondateur de l’Église de scientologie.

Selon la journaliste de La Presse, Marie-Claude Malbœuf, « The Gift of the Golden Dolphin est un livre qui fait croire aux enfants qu’ils ont des chakras et qu’ils peuvent améliorer le fonctionnement de leurs glandes en les inondant d’énergie dorée. » Mais… en cours d’éthique et de culture religieuse on leur dit de respecter cette croyance parmi toutes les autres, pourquoi cette journaliste voudrait-elle que ces enfants soient aussi intolérants qu’elle ?


Publié dans Articles, Collaborateurs | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

Il faut baliser l’avortement

Selon un article de Lise Ravary publié par le Journal de Montréal:

Au Québec, les cliniques pratiquent des avortements jusqu’à 13 semaines. Entre 14 et 24 semaines, quelques cliniques spéclialisées en avortements tardifs prennent le relai. Au-delà de 24 semaines, quand le feotus est viable, les femmes sont envoyées aux États-Unis et l’Assurance-maladie couvre les frais de 20 000$.

Environ 2 300 avortements tardifs sont pratiqués chaque année au Québec. (Cliquez ici pour lire l’article dans son entièreté.)

Publié dans Articles | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Pour un rapport serein avec notre passé

Récemment, le quotidien La Voix de l’Est a publié la lettre d’un individu qui écrit régulièrement à la section d’opinions. Ses lettres semblent démontrer son opinion du christianisme de manière plutôt dénigrante pour les chrétiens. Dans sa lettre (que vous pouvez lire en cliquant sur ce lien) l’auteur prétend que 90 % des Québécois n’ont aucun lien avec la communauté chrétienne québécoise, alors que pourtant il termine cette même lettre en disant « Craignons la dictature de la majorité. ». Notre historien a répondu à cette lettre et nous nous réjouissons que sa lettre ait également été publiée par le quotidien. En voici le contenu : 

Pour un rapport serein avec notre passé

La Voix de l’Est a récemment publié deux articles, intitulés « Identité et valeurs québécoises », qui mettent le doigt sur le fait curieux que les Québécois veuillent garder leurs symboles chrétiens traditionnels, mais dédaignent s’affilier à la religion que ces symboles représentent. Je partage le point de vue de l’auteur sur ce point. Cependant, je ne puis le rejoindre lorsqu’il dépeint le Québec d’avant la Révolution tranquille de façon misérabiliste et réductrice. Présenter le Canadien français des années 1930 comme un analphabète est notamment erroné.

Par ailleurs, l’auteur semble penser que l’émergence historique du droit constitutionnel dans l’occident chrétien n’est qu’une coïncidence accidentelle. C’est oublier qu’au XVIIe siècle, ce sont fervents protestants britanniques qui se sont battus contre la tyrannie monarchique de la licencieuse dynastie des Stuart pour que le peuple puisse élire un Parlement représentatif (dont notre Assemblée nationale suit le modèle). Cela peut nous surprendre, postmodernes du 21e siècle, mais la raison pour laquelle ces chrétiens d’hier ont conçu ce système de séparation des pouvoirs en trois branches (législatif, exécutif, judiciaire), c’est parce qu’ils considéraient l’homme comme pêcheur et conséquemment qu’aucun homme ne devait détenir un pouvoir absolu: il fallait donc fractionner le pouvoir et instaurer une surveillance mutuelle entre les différents offices.

Je conviens que l’ajout d’un crucifix au salon bleu par l’Union nationale fut un geste opportuniste. Toutefois, l’idée que nos institutions civiles sont « laïques » est parfaitement étrangère à la pensée de ceux qui ont inventé, construit et protégé ces institutions. Soyons vigilants avec ce que nous renions.

Publié dans Articles, Collaborateurs | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire