L’AVORTEMENT : POURQUOI PAS?
Réponses éclairs à des arguments courants
Vous avez des questions sur l’avortement ? Cliquez l’une des questions ou opinions suivantes pour en connaître la réponse-éclair :
1. C’est mon choix en tant que femme.
2. C’est juste un amas de cellules.
3. La contraception n’est pas efficace à 100 %.
4. Et si la femme a été violée ?
5. Pourquoi mettre au monde un enfant si on a pas les moyens pour l’élever ?
6. L’avortement est une solution à la surpopulation.
7. Si la vie de la femme est en danger, l’avortement est justifié.
8. L’avortement est une procédure sécuritaire.
9. L’avortement ne concerne pas les hommes.
10. L’avortement illégal a causé la mort de beaucoup de femmes.
1. C’est mon choix en tant que femme.
Il est vrai que les gens parlent de l’avortement comme le « choix d’une femme ». Le problème c’est que ce choix est en conflit direct avec le droit de vivre de l’enfant à naître. Une femme a le droit de faire ce qu’elle veut de son propre corps, mais pas du corps de quelqu’un d’autre. Dès la conception, un nouvel être est créé, et cela est confirmé par la science[1]. Une enquête d’Abacus Data Inc., de l’année 2011 a révélé que 59 % des Canadiens aimerait que la vie humaine soit protégée avant la naissance.[2] (retour)
2. C’est juste un amas de cellules.
Les promoteurs de l’avortement veulent faire croire aux femmes que leur enfant n’est rien d’autre qu’un amas de cellules. En fait, des recherches scientifiques démontrent qu’avant le 25e jour, le cœur de votre enfant commence à battre. Au 30e jour, il a déjà son propre réseau sanguin, ses yeux, ses oreilles, et sa bouche.[3] À la sixième semaine, on perçoit de l’activité dans son cerveau.[4] Le bébé bouge et nage dans le ventre de sa mère à la septième semaine. À la huitième semaine, tous les organes sont déjà en place… le développement progresse, et à la onzième semaine, le bébé peut saisir des objets dans ses mains. À la douzième semaine, l’enfant peut ressentir de la douleur.[5] Il approche la complétude au premier trimestre. Et tout alors qu’au Canada (en 2009), 41.2 % des avortements provoqués déclarés par les hôpitaux étaient faits entre les semaines 9 et 12 du développement de l’enfant.[6]
Voici une vidéo d’avortements de 9 à 12 semaines et même jusqu’à la 24e semaine:
Une nouvelle vie humaine commence à la conception – ça, c’est la seule position raisonnable. En ce moment même, il y a des gens qui poussent pour que l’être humain soit défini d’un point de vue arbitraire. L’enfant devient un objet de nos désirs (ou de nos refus) à la place de le respecter dans sa propre dignité. En Australie, il y a deux travailleurs en éthique qui pensent que le meurtre des enfants nouveau-nés pourrait être justifié en certains cas[7]. Mais où allons-nous avec cela? La destruction totale de la protection de la vie? L’homicide légal des plus petits et des plus vulnérables?
Finalement, il est important de savoir que l’enfant à naître peut ressentir la douleur à partir de la 20eme semaine de grossesse (si ce n’est pas plus tôt). La recherche scientifique montre qu’à 20 semaines, l’enfant à naître a toute l’anatomie et la biologie nécessaire pour percevoir et sentir la douleur.[8] (retour)
Voici quelques « amas de cellules » (enfants à naître) de la conception à la naissance :
3. La contraception n’est pas efficace à 100 %.
C’est vrai. La contraception n’est jamais à 100 % efficace. La seule manière de s’assurer à 100 % de ne pas tomber enceinte quand on ne veut pas d’enfants est l’abstinence sexuelle.
Il est important de noter que les contraceptifs hormonaux ont été liés à une augmentation de risque de certains cancers. La Société Américaine du Cancer a publié un document qui indique que l’utilisation récente du contraceptif oral est un facteur qui augmente le risque de cancer du sein, et l’utilisation à long terme du contraceptif oral est liée à un risque augmenté de cancer cervical.[9]
Comme alternative à la pilule, il existe la Méthode de l’Ovulation Billings (MOB), une méthode naturelle et efficace qui est utilisée par plusieurs couples. Une étude récente en Chine a montré que « l’efficacité d’utilisation de la MOB est bien supérieure à celle du stérilet TCu220c, l’un des DIU les plus populaires utilisé en Chine. » [10]
Si vous êtes jeune et vous ne vous sentez pas prête à avoir un enfant, il serait recommandable de ne pas vous engager dans une relation sexuelle. Chaque action à des conséquences — il est important de respecter le fait que l’acte sexuel, en lui-même, entraîne la possibilité de la création d’un nouvel être humain. (retour)
4. Et si la femme a été violée?
Premièrement, il est important d’expliquer que le viol constitue juste 1 % des raisons pour l’avortement[11]. La majorité des femmes choisissent d’avorter leurs enfants pour des raisons sociales ou économiques[12].
Dans le cas de viol, il est absolument nécessaire que l’agresseur soit puni par la loi. Le viol est un acte de violence, et la victime doit être assistée au maximum. Cela dit, il n’est pas juste de tuer un enfant sous prétexte qu’il a été conçu dans le viol. L’avortement ne peut pas être utilisé comme une vengeance pour les mauvaises actions des autres. Si la mère ne peut pas soutenir l’enfant, elle devrait considérer l’adoption, qui est une alternative non violente qui répond aux besoins de l’enfant et de la mère. (retour)
5. Pourquoi mettre au monde un enfant si on n’a pas les moyens pour l’élever?
Il y a plusieurs femmes enceintes qui manquent de ressources financières pour élever un enfant. Dans ce cas, il y a plusieurs options. La première, c’est de demander de l’aide aux amis et à vos proches. S’il n’y a aucune personne pour vous offrir du support, vous pouvez appeler des agences téléphoniques commeEnceinte-Inquiète (1-855-871-4442) qui vous dirigeront vers des centres pour les femmes enceintes. Ces organisations vous aideront à trouver ce dont vous avez besoin, que ce soit un logement, des habits, de la nourriture, du soutien financier, ou bien du support émotionnel.
Il est important de reconnaître qu’à la place d’investir des milliers de dollars dans l’industrie de l’avortement, le gouvernement pourrait utiliser cet argent pour aider les femmes enceintes. L’avortement est utilisé comme un raccourci dans le monde médical et gouvernemental — il élimine les membres non voulus pour réduire les coûts pour la société. Cette mentalité est très mauvaise pour l’avenir du Québec, car nous avons besoin de ces enfants pour continuer à bâtir un Québec fort.(retour)
6. L’avortement est une solution à la surpopulation.
La surpopulation de la planète est plutôt mythe que réalité. Au rythme actuel du déclin démographique, le taux mondial de fécondité devrait être en dessous du seuil de renouvellement des générations peu après 2020. Au Québec, la population est très rapidement en train de vieillir, ce qui causera de graves problèmes sociaux et économiques. Selon des projections de l’Institut de la statistique de Québec, il est possible qu’au Québec « la population âgée surpasse en nombre la population des jeunes en 2019. »[13] Cela signifie qu’il y aura une réduction du nombre et de la proportion de personnes jeunes, la population qui travaille deviendra de plus en plus âgée et difficile à remplacer, et il y aura une explosion du nombre de personnes âgées. En 2009, au Québec, l’avortement légal a pris la vie de 27,139 enfants.[14] Combien d’autres vont être tués chaque année? (retour)
7. Si la vie de la femme est en danger, l’avortement est justifié.
Dans les cas où la vie de la mère est en danger, la majorité des personnes contre l’avortement sont d’accord que la mère doit poursuivre tout traitement médical (par exemple, chimiothérapie) dont elle a besoin, même s’il y a la possibilité d’effets négatifs sur l’enfant. Si le bébé meurt au cours du traitement de la mère, c’est considéré un avortement involontaire (comme une fausse couche). Un avortement involontaire, du point de vue moral, n’est pas condamnable parce que l’intention n’est pas de tuer l’enfant à naître. (retour)
8. L’avortement est une procédure sécuritaire.
Même si le terme « syndrome post-avortement » n’est pas reconnu au niveau médical, il est bien connu au niveau individuel. Il y a plein de témoignages de femmes qui on subit un avortement[15]. Les risques de syndrome physique et mental à la suite d’un avortement sont suffisamment hauts pour avouer que l’avortement ne devrait pas être présenté comme une procédure simple et sécuritaire — au minimum il faut reconnaître que ce n’est pas vrai dans tous les cas. Selon une étude récente de la Scandinavie, l’avortement serait quatre fois plus mortel pour une femme que de donner naissance à son enfant[16]. La liste de répercussions négatives potentielles est longue et sérieuse. Au niveau mental, les femmes ayant subi un avortement sont 6 fois plus suicidaires par rapport aux femmes qui ont donné naissance à leurs enfants. Plusieurs femmes ont aussi été atteintes de dépression, syndromes post-traumatiques, trouble du comportement alimentaire, toxicomanie, et des problèmes chroniques de relation avec les autres[17]. La liste des effets physiques inclut : hémorragie, infection, embolisme, complication d’anesthésie, et grossesse extra-utérine[18]. La recherche montre aussi que l’avortement élève le risque de cancer du sein, du cerveau, et des poumons[19]. Une étude dans un grand journal médical a révélé que 31 % des femmes américaines qui on subit un avortement ont souffert de problèmes de santé[20]. (retour)
9. L’avortement ne concerne pas les hommes.
Il est facile de penser que l’avortement touche que les femmes, mais en réalité l’avortement affecte aussi beaucoup d’hommes. Il y a des témoignages de conjoints qui auraient voulu garder leurs enfants, mais leurs partenaires n’ont pas voulu écouter. L’enfant à naître est liée au père et à la mère — ce n’est pas tout seul que la mère a créé ce nouvel être humain. Alors les hommes, eux aussi, on leur mot à dire en ce qui concerne l’avortement. L’avortement frappe les femmes, mais aussi les conjoints, les grands-parents, les amis, les enfants, et la société entière.[21] Une étude montre que sur 40 hommes qui ont permis à leurs partenaires d’avoir un avortement, 35 ont subi des syndromes post-traumatiques à la suite de l’avortement. Ces effets comprennent : tristesse, pensées persistantes du bébé, énervement, culpabilité, anxiété, troubles de sommeil, problèmes sexuels, et toxicomanie[22]. Finalement, une étude montre que 39 % des Québécois pense que l’avortement ne devrait pas être légal en toutes circonstances[23] — mais la grande majorité n’est pas au courant que l’avortement est permis à tout moment, jusqu’à la naissance de l’enfant, et pour n’importe quelle raison. (retour)
10. L’avortement illégal a causé la mort de beaucoup de femmes.
On dit également : »on ne retournera pas aux aiguilles à tricoter! » Il est vrai que l’avortement illégal est horrible, et que tant de femmes ont perdu leur vie à cause de cela. Mais l’avortement légal est aussi horrible. Ce n’est pas parce qu’on légalise l’avortement que les conséquences sont moins sérieuses. Que l’avortement soit légal ou pas, le résultat final reste le même : le meurtre d’un enfant innocent. Les instruments peuvent avoir une apparence plus propre, les docteurs peuvent avoir plus de confiance en eux-mêmes, mais le problème n’est pas résolu. Il y a encore des femmes qui sont forcées d’avorter par leur partenaire ou leur famille. Il y a encore des cas de viols, et il y aura toujours des situations difficiles — mais l’avortement n’aide pas à mettre fin à ces injustices. Au contraire, l’avortement amplifie et permet de masquer une mentalité tordue des relations sexuelles et de l’enfantement. Pour protéger les femmes, il faut apprendre la dignité et le respect. Cela commence par un fondement de compréhension pour le fait que la femme, elle, peut enfanter — et que lorsqu’elle est enceinte, son corps et son esprit doivent être soutenus.
Finalement, il est important de savoir que la légalisation de l’avortement a fait énormément grimper le nombre d’avortements au Québec. En 1971, il y avait jusqu’à 1,275 avortements, mais en 2010, le nombre est monté rapidement jusqu’à 26,124[24]. La perte de tous ces enfants devrait nous faire réfléchir : est-ce que des restrictions sur l’avortement sont nécessaires pour le futur du Québec?(retour)
© 2012 Campagne Québec-Vie
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Le congrès de Campagne Québec-Vie attire plus que jamais
Le congrès annuel de Campagne Québec-Vie a attiré plusieurs médias télévisés, en plus des journaux hebdomadaires et quotidiens.
L’organisme Campagne Québec Vie tenait samedi son congrès annuel à Granby. Le groupe qui milite notamment pour l’interdiction de l’avortement a accueilli 80 participants.
Hasard du calendrier, le congrès se déroulait un peu plus d’une semaine après le rejet à Ottawa d’une motion demandant la création d’un comité chargé d’étudier le statut légal du foetus.
Le début de la rencontre a été perturbé par une vingtaine de manifestants pro-choix. Une dizaine d’entre eux ont fait irruption à l’intérieur de l’église, où se tient le congrès.
L’une des manifestantes, Sophie Roy-Goyette, a expliqué que dans les pays où l’avortement est criminalisé, les femmes sont obligées d’avorter elles-mêmes ou sur « le marché au noir », et cette pratique a conduit à la mort de « beaucoup de femmes ».
« C’est important pour la santé des femmes qu’il y ait le droit à l’avortement », a-t-elle souligné.
Par la suite, des policiers appelés en renfort ont expulsé les manifestants qui sont sortis sans opposer de résistance.
Le député conservateur Stephen Woodworth, opposé à l’avortement et qui avait déposé la motion sur les droits du foetus aux Communes, était de passage Granby pour présenter sa position dans le cadre du congrès.
Le président de l’organisme, George Buscemi, a expliqué que la motion du député Woodworth, qui a été votée par 91 de députés – dont beaucoup de ministres, lui a donné du « vent dans les voiles ». Il espère continuer avec ce « momentum ».
(Cliquez ici pour vous rendre sur le site de Radio-Canada et visionner le reportage-vidéo.)
Tant pis pour la manifestation « pacifique » et au diable le respect. J’étais moi-même à donner ma conférence quand de la commotion et des cris m’ont empêché de continuer. (Non, mon sujet ne concernait pas l’avortement.) En effet, les manifestants venus de Sherbrooke par autobus ont profité que quelqu’un sortait de l’église pour entrer par effraction et monter à la salle de conférence. Dans les faits, les trois policiers présents ont eu beaucoup de mal à les sortir de la salle et se sont fait bousculer par les manifestants alors qu’ils tentaient de refermer la porte du second étage pour notre protection. Malgré que le reportage dise que les manifestants n’ont opposé aucune résistance, le fait est qu’ils ont refusé d’obéir aux trois policiers qui leur demandaient de sortir du bâtiment. L’officier responsable a du faire appel à des voitures de renfort, que nous avons attendu plusieurs minutes pendant lesquels nous étions séquestrés. C’est seulement lorsque les renforts additionnels sont enfin arrivés que les manifestants sont sortis du bâtiment. Les services de police ont même choisi de laisser trois policiers à l’intérieur du bâtiment tout le reste de la journée pour veiller sur les allés et venus et refermer la porte verrouillée à chaque fois. Grosse perte de ressources pour la ville ces « manifestants pacifiques ». Heureusement, nous n’avons qu’à laver les tapis imbibés de leurs cafés… Encore merci à la Fédération des femmes du Québec qui a organisé cette belle sortie en famille… (De l’intérieur de nos portes vitrées, nous avons pu filmer toute l’affaire. Alors maintenant, devrions-nous porter plainte?)