La Belgique, le modèle de notre commission sur l’euthanasie, passe à la prochaine étape…

(Marleen Temmerman)

Sur le blog de Jeanne Smits du 8 mai 2012, cette nouvelle que tout le monde prévoyait, sauf les députés membres de la commission « Mourir dans la dignité », qui n’y verront d’ailleurs toujours pas, de pente glissante…

Il aura fallu moins de quinze jours pour qu’uneproposition de l’association « humaniste » belge (l’Association des libres penseurs humanistes) se traduise en proposition de loi. Elle sera présentée en ce mois de mai par deux sénatrices socialistes flamandes, Myriam Vanlerberghe et Marleen Temmerman sous la forme de deux textes de lois visant à légaliser l’euthanasie pour les mineurs d’une part, et pour les personnes en voie de devenir démentes et celles tombées dans un état d’inconscience permanent. L’initiative a été annoncée samedi dernier, à l’occasion d’un symposium organisé à Bruxelles pour marquer le dixième anniversaire de l’euthanasie en Belgique.

Plusieurs associations de libre-penseurs et de partisans de l’euthanasie entouraient à cette occasion le professeur Wim Distelmans, souvent cité sur ce blog : cet oncologue, spécialiste des soins palliatifs, est également l’un des grands promoteurs de l’euthanasie en Belgique.

Les socialistes belges ont annoncé une lutte acharnée pour obtenir l’adoption des propositions Vanlenberghe et Temmerman : ce sera, disent-ils, une « seconde révolution d’éthique ».

Il s’agit plutôt d’un lent mais inexorable glissement dans la logique de l’euthanasie légale : on vise à l’ouvrir progressivement à des enfants, des personnes privées de jugement, voire des personnes inconscientes, alors qu’au départ tout le monde assurait qu’elle était acceptable dans la mesure où elle serait pratiquée uniquement sur des personnes qui en feraient la demande en pleine possession de leurs moyens.

Bien sûr, les socialistes belges s’inspirent de l’exemple du voisin néerlandais où l’euthanasie des mineurs est autorisée avec l’accord des parents dès 12 ans et moyennant une simple consultation des parents dès 16 ans. L’euthanasie des personnes en voie de devenir démentes mais suffisamment en possession de leurs moyens est approuvée et s’étend depuis plusieurs années, tandis qu’en 2011 l’euthanasie d’une personne en phase plus avancée d’Alzheimer a été jugée conforme par l’ensemble des commissions d’évaluation.

La proposition belge relative aux mineurs propose de ne pas instaurer un âge minimum, au motif qu’il y a des enfants de 7 ou 10 ans qui sont assez « adultes » pour prendre une telle décision. L’euthanasie pourrait être pratiquée dès lors qu’il y aurait un « consensus » entre l’enfant, ses parents et l’équipe médicale. Ne seraient exclus que les enfants très jeunes qui ne sont pas en mesure de prendre des décisions en pleine connaissance de cause puisqu’il s’agit là d’une condition de l’euthanasie légale. On notera que la presse belge souligne que pour ces enfants, la question de l’administration de la fin de vie se pose autrement…

Pour l’heure, ce sont les sénateurs wallons qui s’opposent de la manière la plus nette à la libéralisation de l’euthanasie. Le socialiste Philippe Mahoux estime ainsi qu’il est « impossible de déterminer juridiquement à quel moment une personne doit être considérée suffisamment démente pour appliquer son testament de vie antérieur ».Pour les personnes démentes, la solution (finale) proposée par Marleen Temmerman, médecin, diffère également de la pratique néerlandaise. Elle suggère que les personnes en voie de devenir démentes puissent faire un testament de fin de vie applicable lorsqu’elles n’auraient plus cette possibilité de prendre la décision de demander la mort en pleine connaissance de cause. Et à cette fin elle propose que la durée de validité du testament de vie soit prolongée bien au-delà des cinq ans actuels.

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Et maintenant que faisons-nous?

(Article du site Campagne Québec-Vie.)

Ce n’est pas le temps de nous asseoir sur nos lauriers! La marche fut une réussite, il est déjà temps de passer à une prochaine étape! Comment faire connaître dans notre milieu la culture de la vie, l’amour des enfants à naître et transmettre le souci de protéger leur vie et leurs droits?
Une première étape est de sensibiliser les personnes les plus susceptibles d’être à l’écoute des personnes les plus faibles. Pourquoi ne pas parler aux personnes de votre Église, de votre communauté de croyants pour leur faire prendre conscience de l’importance et même de la primauté du combat pour les enfants à naître? Le plus pauvre c’est celui qui n’a même pas le droit d’être pauvre, parce qu’on lui enlève la vie de crainte qu’il ne soit défavorisé dans la vie! S’occuper des pauvres est nécessaire, mais ils seront là demain. L’enfant à naître avorté aujourd’hui n’est pas le même que celui qui le sera demain.100 000 enfants au Canada sont avortés annuellement. Près de 300 enfants sont torturés et éliminés chaque jour au Canada, 85 au Québec… C’est inconcevable, cela dépasse l’entendement.
Une ancienne préposée dans une clinique d’avortement témoigne :

« Vous imaginez bien que les femmes qui travaillaient avec moi à la clinique n’étaient pas anormales ou sans sentiments. Nous étions juste entraînées dans une entreprise sanglante et déshumanisante, chacune pour ses propres raisons. Que ce soit pour justifier une ancienne affaire juridique (comme c’était mon cas), où pour justifier un avortement subi auparavant (comme c’était le cas pour beaucoup), ou pour n’importe quelle autre raison, nous essayions juste de faire face – et si nous n’avions pas pu rire des situations, je crois que nous aurions perdu la tête. Ce n’est pas facile d’essayer d’embrouiller une conscience qui ne veut pas rester endormie. » (McCORVEY, Norma. L’affaire Jane Roe, histoire d’une manipulation, éd. De L’Homme Nouveau, Paris, 2008, p.94).

Ce témoignage nous rappelle celui de soldats nazis racontant les rires déments, la perte de raison de leurs confrères devant l’inimaginable, les tas de corps nus des personnes sacrifiés à l’eugénisme d’état. Les expériences sont semblables. Les sacs de poubelles emplis d’enfants démembrés ne doivent pas être réjouissants à voir, sauf pour de véritables possédés…

Ceci pour nous rappeler qu’il est inconcevable que dans une communauté ou la charité est supposé être la vertu première, l’on passe sous silence la question de l’avortement. Le premier travail à faire est de réveiller les croyants de partout, de les ramener à leur obligation de prendre la défense des plus faibles, de les informer quand ils ont pu, à force d’ingérer des inepties télévisuelles et une censure médiatique de chaque instant sur les faits concernant l’enfant à naître, devenir favorables à l’avortement comme solution à des situations difficiles.
Comment faire concrètement?
L’OCVF vient de publier une brochure inespérée, magnifique, sur la question de l’enfant à naître. Le ton de la brochure, la délicatesse des propos, la qualité de l’information en font un outil « nec plus ultra » du combat pour la culture de la vie. À lire, à vous procurer en quantité et à distribuer dans vos communautés chrétiennes ou autre. Il est difficile de trouver un document plus à point, qui vous facilitera la vie dans votre apostolat! Un petit mot pour inciter une personne à le lire et le don du document, cela peut faire un bien immense! Voici l’adresse internet pour le lire et celle pour le commander. C’est à chacun de nous de sensibiliser tous les croyants, des pasteurs, prêtres, des religieux aux laïcs pour qu’ils prennent conscience de leur devoir de défendre la vie, de la conception à la mort naturelle.
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Félicitations! 19 500 personnes ont marché pour la Vie!

D’année en année, le nombre de participants augmente. La couverture médiatique également!. Lesite Lifesitenews nous apporte ces informations:

OTTAWA, Ontario, le 10 mai 2012 (LifeSiteNews.com) – Sous la menace constante de la pluie qui ne s’est pas matérialisée, une foule exubérante record de près de 20.000 militants pro-vie se sont réunis sur la Colline du Parlement aujourd’hui à Ottawa.
L’événement annuel marque le passage de l’infâme « projet de loi omnibus» en 1969, de Pierre Elliott Trudeau, qui a invalidé l’interdiction de l’avortement au Canada et ouvert la voie à l’avortement sur demande.
Comme il le fait chaque année, Jim Hughes, le président national de la Campaign Life Coalition, se tenait sur le bord de la route pour compter les marcheurs. Hughes disait à Lifesitenews qu’il était préoccupé par des estimations faussées des deux côtés (pro-choix et pro-vie) lors des années passées.
Aujourd’hui, il compte quelque 19.500 participants, pulvérisant le précédent record, établi lors de l’événement l’an dernier, de 15.000.
Un groupe d’environ 75 pro-avortement contre-manifestants étaient également présents.
La Marche annuelle pour la Vie, qui est maintenant le plus grand rassemblement annuel sur la Colline du Parlement, n’a cessé de croître des quelques milliers en 1999, au record d’aujourd’hui.
(Note RCSQ ; encore toutes nos félicitations. Il y a de quoi être fiers! Comme quoi le débat sur l’avortement n’est réellement pas clos au yeux de la population.)
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Prenez garde parents : elle revient « s’occuper » de vos enfants!

 

Mme Courchesne dans une «  colère noire »
à l’Assemblée nationale du Québec, le 7 mai 2009

Pour souligner le triste retour de la ministre Courchesne, nous vous présentons le bilan de l’équipe du site « Pour une école libre » concernant ses années déjà accomplies comme ministre de l’éducation.

Monsieur Jean Charest a remanié son cabinet ce matin.

Michelle Courchesne passe de l’Éducation au Conseil du Trésor. Elle obtient aussi la responsabilité des Services gouvernementaux. Son poste à l’Éducation est confié à Line Beauchamp, qui cède ses responsabilités à l’Environnement à Pierre Arcand.

On se rappellera le ministère de Mme Courchesne pour

  1.   Avoir obstinément refusé toute exemption au cours ECR et avoir déclaré qu’« On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d’orteils » (le 18 avril 2008 au Soleil), balayant toutes les objections en affirmant que les « enfants sont intelligents, ils comprennent souvent plus que nous [les adultes] » (Gazette de Montréal, 12 décembre 2007). Son obstination a soulevé l’ire de nombreux parents et le gouvernement est désormais engagé dans une bataille juridique coûteuse dont l’issue ne lui sera pas nécessairement favorable. Le gouvernement a, en effet, subi une cuisante défaite en première instance contre le collège Loyola.
  2. Son caractère soupe au lait, sa nature émotive et ses intimidations envers les journalistes qui osent la critiquer. C’est ainsi qu’en août 2008, Mme Courchesne a débarqué dans le bureau d’une journaliste à la tribune de La Presse, à Québec, pour l’engueuler sur le choix d’un mot dans un article. Elle la montrait du doigt et parlait fort. Du jamais vu. Les journalistes de la tribune ont envoyé une lettre officielle au bureau du premier ministre Jean Charest pour se plaindre de Mme Courchesne. Intimidation, ont-ils dit. »
  3. Ses affinités électives avec certains cercles : elle n’a jamais rencontré les parents opposés au cours ECR, mais se précipite pour rencontrer les parents de l’Académie lavalloise ou accueille avec empressement les lobbies gays qui veulent un nouveau plan pour lutter contre ce qu’il nomme l’homophobie à l’école, visiblement une grande priorité.
  4. L’échec de sa politique de lutte au décrochage (échec qu’elle partage avec ses prédécesseurs, le décrochage augmentant même ces dernières années malgré plusieurs centaines de millions de dollars dépensés pour lutter contre celui-ci).
  5. La faiblesse des correctifs apportés à la réforme pédagogique « Marois » (elle a bien réformé en partie le bulletin que les parents ne comprenaient pas, tout en imposant ce bulletin par compétences aux écoles privées qui n’en demandaient pas, cf. l’Académie lavalloise). Mme Couchesne a peut-être manqué de temps  pour revenir à un enseignement fondé non plus seulement sur les compétences «  transversales », mais aussi sur leurs connaissances et leurs évaluations.
  6. Le cafouillage de la réforme du calendrier scolaire imposée sous de faux prétextes. C’est en effet en février 2010, qu’on apprenait à la surprise de nombreux intervenants que l’article 19 du Régime pédagogique du Québec était abrogé, permettant ainsi les écoles de donner cours les fins de semaine et tous les jours fériés y compris à Noël ou le 24 juin. Madame Courchesne a d’abord déclaré que cette souplesse devait permettre de lutter contre le décrochage scolaire. On apprenait peu après par Mme Courchesne que cette modification avait été concédée aux écoles orthodoxes pour leur permettre de respecter ledit régime pédagogique. Plusieurs ont critiqué ces modifications effectuées « en catimini » et le fait qu’il existait d’autres moyens de s’assurer que les écoles orthodoxes juives respectent le calendrier scolaire : la dérogation et l’enseignement des cours religieux en fin de semaine.
  7. Sa volonté de vouloir absolument faire rentrer les écoles juives orthodoxes dans le rang, de les normaliser. Ce fut une des priorités de Mme Courchesne dès 2007. Elles ont fait le dos rond et plusieurs s’apprêtent à affronter le gouvernement devant les tribunaux.
  8. L’imposition d’un nouveau programme d’histoire critiqué par plusieurs professeurs d’histoire qui dénoncent la nature « post-nationaliste » de ce programme désormais rebaptisé « Histoire et éducation à la citoyenneté », citoyenneté déracinée, post-nationale et pluraliste.
  9. Toujours dans le registre du dogmatisme, le MELS a récemment décidé de serrer la vis aux parents qui enseignent à la maison. À nouveau, plusieurs affaires sont devant les tribunaux.
  10. Aspect positif : sa création de passerelles pour permettre l’embauche de diplômés issus d’autres disciplines et plus uniquement de ceux pourvus du controversé bac en enseignement.
  11. Des refus de subventions pour des collèges privés qui paraissent injustifiés, ce qui amène la direction d’un de ces collèges, le Collège Boisbriand, a dénoncé un moratoire arbitraire envers les nouveaux établissements privés afin de limiter la croissance de ce secteur.
  12. Les dépenses par élève continuent d’augmenter plus rapidement que le taux d’inflation.Les dernières ententes avec les syndicats d’enseignants ne jugulant en rien cette tendance.

La qualité de la formation dans les écoles québécoises n’aura pas augmenté sous Madame Courchesne, le décrochage n’aura pas baissé, la hausse des coûts n’auront pas été jugulée, mais elle aura montré bien des affinités électives avec certains milieux, de l’arbitraire, marché sur bien des orteils, serré bien des vis et fait en sorte que de plus en plus de parents et organismes traînent son ministère en justice.

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Avortement — « le débat est clos » selon les médias et l’intelligentsia autoproclamée

20.000 manifestants à Ottawa, selon les organisateurs, pour la Marche pour la vie 2012

( Cet article est reproduit avec la permission de nos amis du site « Pour une école libre au Québec ».  Nous les félicitons pour leur excellent travail. )
Il y a quelque chose d’admirable avec les « progressistes ». Dès qu’ils obtiennent une victoire politique, souvent à la suite de nombreux passages par les tribunaux, le débat est clos, on ne peut revenir en arrière. Étrange conception de la démocratie où le peuple décide pourtant et peut toujours revenir sur une décision.

Dernier exemple : l’avortement. Le débat serait inopportun car clos, nous répètent les médias et les autres membres de l’intelligentsia autoproclamée.

Or, tous les sondages semblent indiquer que la population désire revenir sur la situation actuelle en matière d’avortement.

Voici donc quelques chiffres.

L’avortement sélectif en fonction du sexe devrait-il être encadré ?

Sondage Angus Reid, janvier 2012

Vaste majorité des Canadiens contre le statu quo juridique

Rappelons que dans un autre sondage, pan-canadien et réalisé en avril 2011 cette fois, Abacus Data avait avait trouvé que 59 % des Canadiens pensaient que la Loi devrait restreindre l’accès à l’avortement (27 % interdit dès la conception, 32 % interdit après 3 ou 6 mois) et que seuls 22 % des Canadiens sont favorables à la politique actuelle d’avortement illimité.

Notons que 63 % des femmes étaient pour des restrictions à la mi-grossesse, comparativement à 57 % des hommes.

Quand la vie humaine devrait-elle être protégée ?

Selon un sondage réalisé par la firme AbacusData, la majorité des Ontariens s’oppose à ce que des fonds publics financent les avortements effectués dans leur province. Plus de six Ontariens sur dix s’opposent au statu quo et refusent que l’État continue de rembourser tous les avortements dans la province alors que seuls trente pour cent soutiennent cette subvention.

L’Ontario ne publie pas de chiffres précis sur le nombre d’avortements annuels dans la province et le coût associé au financement public de ceux-ci. On estime que l’Ontario dépense au moins 30 millions de $ par an à ce poste.

Saviez-vous que l’Ontario dépense au moins 30 millions de $ par an pour subventionner les avortements ?

Le sondage a en outre révélé que 48 pour cent des Ontariens veulent que toutes les informations sur l’avortement —  le nombre d’avortements et le coût associé à ceux-ci — soient divulguées, alors que seuls 21 pour cent ne pensent pas que ces chiffres devraient être publiés. Par ailleurs, 91 pour cent des répondants n’avaient aucune idée que la province dépense au moins 30 millions de dollars sur l’avortement. Cela est sans doute lié au fait que l’Ontario ne publie pas de chiffres à ce sujet. Pourquoi ce manque de transparence de la part du gouvernement ?

Laquelle de ces options se rapproche-t-elle de votre sentiment ?

Bien que l’immense majorité (81 %) des Ontariens soient contre l’interdiction de tous les avortements, seuls 30 %  pensent que la province devrait payer les frais liés à tous les avortements,  par contre 41 % sont prêts à ce que la province paie pour les avortements qui présentent une urgence médicale.

Voir aussi 

De l’avortement à l’infanticide… pour le bien-être de la familleDérapage en ECR : enfant prône élimination des trisomiques, devant le frère d’un tel enfant, silence complice de l’enseignant

Le paiement de la contraception et de l’avortement imposé aux établissements confessionnels

« Taire le sexe des foetus pour sauver des fillettes »

Cour de justice de l’Union européenne : respect de l’embryon humain dès fécondation

Débat sur l’avortement : l’ainée est pro-avortement et défend l’ordre établi, la cadette pro-vie veut dialoguer

Denise Bombardier : « On paie des avortements » et dans un cas d’espèce une même femme a avorté « 23 fois » aux frais du contribuable québécois

Seuls 30 % des Ontariens pensent que l’État devrait continuer à rembourser tous les avortements

Complément cour d’ECR — avortements tardifs en Russie, en Espagne et au Québec

Réactions à la suite des propos de Mgr Ouellet sur l’avortement

Erreurs et imprécisions dans le chapitre sur le clonage d’un livre d’ECR pour la 2e secondaire

Omissions et critiques pédagogiques du chapitre sur le clonage d’un livre d’ECR pour la 2e secondaire


Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

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« Demain, la Chine ne sera plus ! »

Affiche de propagande chinoise : la famille idéale,
deux parents et un enfant (garçon ?)
Note RCSQ: Alors que la Chine se hisse au premier plan de l’économie mondiale et ce, à cause largement de son non-respect des droits de l’homme, voici que ce manque de respect pour sa propre population et pour la vie en général la rattrape. Ceci peut représenter un magnifique exemple d’étude sociale pour le reste de la population mondiale. Voilà à quoi l’on se destine si nous continuons de mettre l’homme au service de l’État plutôt que comprendre que l’État doit demeurer au service de l’homme et, autrement dit, servir une culture de vie.
« Demain la Chine ne sera plus ! »
C’est ce que clame la publicité des Éditions Fayard entourant l’essai d’Isabelle Attané,Au pays des enfants rares : la Chine vers une catastrophe démographique. C’est ce qui m’a incité à lire cet ouvrage qui décrit comment un tel scénario, contraire à toutes les prévisions, repose sur une seule et unique raison: une démographie trop lourde à porter, qui coupera les ailes du phénix chinois.Après deux ans d’enquête, Isabelle Attané livre une radiographie décapante du «pays aux enfants rares».

Le titre réfère, bien entendu, à l’obsession des fils uniques, mais il y a aussi l’infanticide des filles, les ravages démographiques de la pauvreté, de la malnutrition et du sida. Autant de bombes à retardement.

En Chine, comme ailleurs, les parents souhaitent donner à leur enfant les meilleures qualités possibles; cela comprend des bons soins de santé et une bonne éducation.

« Mais la plus grande qualité que l’on souhaite à son enfant, c’est incontestablement d’être un garçon.  »

Les jeunes parents ne deviennent respectables que s’ils donnent un héritier à leurs ancêtres. « En donnant naissance à un fils, ils accomplissent le premier devoir du confucianisme: celui de piété filiale. »

Héritier d’une lignée familiale, ce fils unique est « investi d’une charge affective démesurée ».

En Chine, on trouve, à un extrême de l’échelle sociale, des enfants uniques formés à l’excellence dès le plus jeune âge et, à l’autre extrême, des millions d’enfants dépourvus de tout ou presque. « La santé, la possibilité de s’instruire, le droit à la parole, le respect de ses droits, le logement, le mariage… tout s’achète, tout se consomme; rien ne coule de source, rien ne revient de droit. »

Sinologue et démographe, Isabelle Attané note sans équivoque que l’avortement s’impose comme une solution largement acceptable quand le sexe n’est pas celui désiré.

« Chaque année, au bas mot, un demi-million de fillettes sont éliminées de la sorte. »

Il faut savoir que, dans la tradition chinoise, ce sont les fils qui sont tenus de prendre en charge leurs parents âgés. « Ce devoir d’assistance est d’ailleurs une obligation légale stipulée par loi sur le mariage de 1980 et par la Constitution de 1982. » On dit que l’enfant unique chinois a bien mauvaise réputation. Il serait égocentrique, capricieux et incapable d’accepter la moindre critique.

Mais il peut se permettre de se comporter en «petit empereur» car, depuis quelques années, « la Chine est devenue le pays du monde comptant la plus forte proportion d’hommes dans sa population, c’est-à-dire celui dans lequel, d’un point de vue strictement démographique, la situation des femmes est la plus mauvaise. »

En 2050, la main-d’œuvre de la Chine, celle qui fait aujourd’hui toute la force de son économie, aura été amputée de 160 millions d’actifs. Les fils uniques très/trop qualifiés auront de plus en plus de mal à s’intégrer sur le marché du travail.

Sans compter que les personnes âgées, auxquelles l’État n’est toujours pas en mesure d’accorder des conditions de vie décentes, deviendront un fardeau insoutenable pour les jeunes générations.

La Chine sera «vieille» avant d’être riche et, sur ses enfants devenus rares, pèseront des attentes démesurées.

Au pays des enfants rares : la Chine vers une catastrophe démographique,
par Isabelle Attané,
aux Éditions Fayard,
à Paris,
publié en 2011,
276 pages,
34,95 $.

Source

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Québec : on commence à préparer la voie pour la pratique de l’eugénisme!

FERA-T-ON DÉSORMAIS LE « TRI » DES TRISOMIQUES?

(Un article paru sur le site du courrierlaval.com du 14 avril 2012:)

 À compter du 16 avril, le Programme québécois de dépistage prénatal de la trisomie 21 sera mis en place à Laval. Mère d’une adolescente trisomique, Anik Larose craint les dérives de ce programme.

D’emblée, elle assure qu’elle n’est pas contre l’avortement, mais elle regrette qu’il s’agisse pratiquement de la seule option offerte aux femmes qui apprennent que leur bébé est porteur de la trisomie 21. «Je ne juge pas celles qui font ce choix, mais j’ai des craintes lorsqu’un gouvernement endosse une pratique que je juge eugénique», soutient cette mère de trois enfants.

«Je ne crois pas trop au consentement éclairé parce que le corps médical ne donne pas l’heure totalement juste. Il occulte les aspects positifs de la vie avec un enfant trisomique», affirme celle qui travaille à l’Association du Québec pour l’intégration sociale.

Ce qui dérange le plus les gens par rapport à la trisomie 21 est le fait qu’elle affecte le développement intellectuel, croit Mme Larose. «J’ai vérifié auprès de l’Association québécoise des personnes de petite taille et on n’incite pas à avorter les parents qui apprennent lors de l’échographie que leur enfant sera de petite taille. Ces enfants aussi feront face à des problèmes de santé», déclare-t-elle.

Selon elle, les médecins perçoivent les enfants trisomiques comme des bébés qui n’auraient pas dû naître. Celui qui lui a annoncé que sa fille Marie était porteuse de trisomie lui a plus tard confié qu’il aurait préféré devoir lui dire que son bébé était mort.

«Ce n’est pas vrai que c’est une vie qui ne vaut pas la peine, insiste Anik Larose. Est-ce qu’on peut porter un jugement sur la qualité d’une vie?»

Leucémie

C’est encore avec beaucoup d’émotions qu’elle revient sur la période où Marie a été hospitalisée à l’âge de deux ans pour guérir une leucémie. «Ç’a été plus difficile que l’annonce du diagnostic. Nous avons eu peur de la perdre. Nous ne voulons pas la perdre, c’est quelqu’un de précieux», raconte-t-elle, les yeux baignés de larmes.

«Est-ce qu’on peut porter un jugement sur la qualité d’une vie?» -

«Ma sœur est courageuse et persévérante», souligne Jean-Pascal, 13 ans, qui a appris récemment que sa sœur aînée a dû se battre contre le cancer.

Fierté

«Marie est très autonome. Elle est à son affaire, elle a une mémoire visuelle incroyable, énumère sa mère. Elle continue de faire des progrès au niveau de son langage, elle prend confiance en elle et ose davantage s’exprimer.»

Anik Larose parle avec autant d’admiration des succès de sa fille, qui aura bientôt 17 ans, que de ceux de ses deux autres enfants qui excellent à l’école. Après avoir été intégrée dans une classe régulière à l’école Des Ormeaux, la jeune fille fréquente maintenant l’école secondaire Leblanc.

Les personnes trisomiques n’ont pas seulement un chromosome de plus, fait remarquer Mme Larose. Comme tous les enfants, ils héritent des traits de caractère de leurs parents et sont influencés par leur milieu familial.

«L’aspect social est la force des personnes trisomiques. Elles sont sociales, affectueuses et aiment les fêtes. Dans le cas de Marie, au niveau de la sphère sociale, les tests ne montrent aucune déficience intellectuelle», décrit Anik Larose.

Mme Larose redoute que les services pour les personnes trisomiques soient réduits si elles sont moins nombreuses dans la population. Elle craint également une plus grande marginalisation, alors qu’elle estime que les enfants qui ont côtoyé sa fille ont pu développer une plus grande ouverture face aux différences. Nous nous accordons avec ses craintes.

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Coalition Avenir Québec : le menu à la CAQue du chef Legault.

Le récent congrès de la Coalition avenir Québec (CAQ) a donné un programme de parti étrangement diversifié, laissant plusieurs partisans déclarer qu’il n’y a pas de gauche et de droite dans la réalité des choses. Il est évident que pour la CAQ, à qui il est régulièrement reproché ce manque d’établissement de son identité politique, ce genre de déclaration est pratique. Il est d’ailleurs vrai que l’on a pas à se démarquer vers un côté ou l’autre. Mais le domaine de la politique au Québec dans le dernier siècle a toujours été imprégné de lignes de pensées très clairement opposées diamétralement. C’est toujours le cas pour le PQ, le PLQ et Québec solidaire, mais la CAQ est différente. Ce fait n’est pas mauvais en soi, tout revient alors à évaluer le contenu du programme.

Parmi ce que l’on peut considérer comme étant positif, on se doit de mentionner les propositions adoptées suivantes (résumés) :

Le parti s’il est porté au pouvoir abolira le cours d’éthique et culture religieuse (ECR) au niveau du primaire. Par contre il le maintiendra obligatoire au niveau secondaire. Toujours au niveau du secondaire il propose de donner aux jeunes étudiants un cours d’économie 101. Il était temps que quelqu’un le fasse. Le niveau d’endettement des Québécois en général et des jeunes couples en particulier est tout simplement irréaliste ! Il faut que ça change.

Aussi le parti veut rendre l’étiquetage obligatoire pour tous les produits contenants des OGM. (Organismes génétiquement modifiés)

De plus, suite à quelques récents reportages sur la piètre éducation offerte dans certaines écoles-passerelles Hassidiques, la CAQ déclare son intention d’éliminer complètement les écoles-passerelles. Cela semble inoffensif à première vue, mais le problème est qu’il y a aussi des écoles chrétiennes qui sont classées écoles-passerelles. Cela nous semble un plan de plus pour s’immiscer dans la liberté d’éducation des citoyens. Il serait plus équitable de contrôler ces écoles par un système d’examens académiques. Nous savons que le niveau d’éducation de la grande majorité des écoles chrétiennes est très compétitif.

Finalement, le plus inquiétant : la CAQ si elle est portée au pouvoir s’engage à adopter toutes les propositions de la Commission « Mourir dans la dignité ». Juste comme çà!…

Autrement dit la CAQ veut fera entrer l’euthanasie au Québec ! Rien que çà ! Ça passe presque inaperçu en plus ! Malgré toute la controverse amenée par le rapport de la Commission et son traitement biaisé du sujet.

Quelle décision pour les électeurs…  Échanger six années d’endoctrinement ECR, pour accepter de permettre le meurtre en échange. (Oui oui, dictionnaire Larousse : Homicide=Action de tuer un être humain. Meurtre=Homicide volontaire. — l’accord de la victime ne change pas la terminologie).

Décidément, l’étrange diversité des implications morales et sociales de ces choix faits penser à un menu à la carte avec toutes sortes de spécialités. Le problème est que toutes ces choses ne sont pas offertes à la carte, c’est-à-dire séparément. On nous demande de les accepter en table d’hôte… ou d’aller voter ailleurs.

— La table d’hôte du chef Legault : Sagesse et meurtre au menu. Quel gout étrange…

— Le resto Charest continue de nous imposer ECR et les garderies laïques.

— La cantine « chez Pauline » entend imposer au Québec une charte de la laïcité.

Il faudra bientôt rallonger la liste que nous avions dressée dans l’article « Partis politiques : qui pensera à nous ? »

 

 

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