Une messe de minuit qui inclut le Coran.

Nous vous présentons des extraits d’une lettre d’opinion ayant paru dans le Journal l’Express et qui explique ce titre assez choquant…

Journal l’Express/Opinion, Drummondville, 2011-07-08, B. Royer, Montréal

 

Le 4 juillet Isabelle Maréchal faisait une entrevue avec des organisateurs d’un événement religieux qui doit être tenu le vendredi 8 juillet dans le cadre de ce qu’on appelle aujourd’hui le Mondial des Cultures, mais qui s’est longtemps appelé le Festival des folklores du monde de Drummondville. Il s’agit d’une messe de minuit. Cet événement a été annoncé dans l’Express en février 2011 mais une des particularités de cette Messe de minuit n’a pas été dévoilée [...]. Un des organisateurs de l’évènement, Alain Labonté, était interviewé à l’émission d’Isabelle Maréchal ce lundi 4 juillet :http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=105478Nous avons appris que lors de cette Messe, qui aura lieu dans une église de Drummondville, question de faire preuve d’ouverture sur les autres, il y aurait des lectures tirées à la fois de la Bible mais aussi, étonnement, du Coran. (…)

Pourquoi amener le Coran à l’intérieur de l’église ?

Le Coran est le livre sacré des musulmans. L’église est le lieu de culte des chrétiens. Les églises sont déjà ouvertes à tous. Je crains par contre que la réciprocité scripturale et religieuse n’est pas au rendez-vous. Si le Musulman veut participer à une messe de minuit, la porte lui est ouverte tout simplement. Personne à la porte de l’église ne demandera aux invités quelle est leur religion.Il est probablement essentiel de se rappeler le but de la Messe de minuit, un moment, pour les Chrétiens de se rappeler la naissance de l’Homme Dieu, fils de Dieu et de reconnaître la vie de Jésus Christ. La fondation du Christianisme c’est justement le miracle (pour les Chrétiens) de la résurrection ainsi que la reconnaissance de la divinité de Jésus Christ sans quoi, nous ne serions pas en train de célébrer une messe de minuit. Le Coran, livre qui a été écrit près de 500 ans après la naissance du christianisme et 200 à 300 ans après la mort du fondateur de l’islam, « rejette » l’essence même, voire la raison d’être du Christianisme. En fait, le Coran affirme clairement qu’Abraham n’était ni Juif, ni Chrétien (5 :116), le Coran insulte et offense les Chrétiens en ridiculisant la Trinité (5 :73-75) et le Coran rejette carrément la crucifixion (4 :154-158). Tentez de trouver l’égal à l’égard « des autres » dans le livre fondateur des Chrétiens, Le Nouveau Testament(et faites le même exercice pour les écrits bouddhistes et hindous).

L’islam renie la divinité de Jésus. Ils le reconnaissent comme prophète mais pas comme Dieu. On pourrait presque dire qu’il est blasphématoire de lire le coran dans l’église. Le Coran (et non pas tous les Musulmans) indique aussi qu’il ne faut pas se lier d’amitié avec les Juifs et les Chrétiens (5 :51) et carrément de faire l’effort de trouver et tuer les infidèles (2 :191) de les traiter avec mépris (9 :123) et des instructions spécifiques démontrant comment tuer (8 :12). Les hindous reconnaissent et respectent pourtant, sans la moindre difficulté, la divinité de Jésus Christ telle que les Chrétiens la comprennent. Je crains que ma sensibilité, mon ouverture et la tolérance ne soient pas des qualités que l’on doit donner gratuitement sans au minimum exiger une réciprocité (sans contradiction), un respect de soi. Le Coran n’est pas le Nouveau Testament et son message ne se compare par à celui que les Chrétiens se font enseigner. […] Il ne faut tout de même pas refuser de voir qu’à l’heure actuelle, l’élimination des Chrétiens, et de leurs églises se fait de manière systématique en pays islamiques, leurs églises sont brûlées, les Chrétiens sont assassinés, alors que bien souvent, le christianisme est bien antérieur à l’islam. Je proteste et j’estime que l’abbé Luc Lafond doit accueillir les gens pour cette Messe selon la tradition chrétienne et catholique et non pas au nom de bonnes intentions non plus qu’en procédant à la lecture de textes à partir d’un livre qui dévoile autant d’intolérance, de principes et de valeurs opposés à ce que cette Messe doit représenter.

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