Euthanasier les handicapés mentaux? On en parle en Belgique…

Pendant que la Commission « Mourir dans la dignité » revient enchantée de son voyage en Belgique et en Hollande et propose de suivre leur modèle, ces pays sont déjà passés aux discussions sur la prochaine étape: euthanasier même des personnes ne pouvant donner leur consentement. Non, nous dirons nos commissaires québécois, il n’y a pas de dérives dans ces pays et pas de pentes glissantes… Un article paru sur le site de Jeanne Smits du 21 avril 2012:

Cela reste à l’état d’idée jetée dans le débat public mais c’est bien ainsi qu’ont été accomplies toutes les avancées de l’euthanasie : en Belgique, la Humanistisch Vrijzinnige Vereniging (Association des libres penseurs humanistes) vient de suggérer que les mineurs et les handicapés mentaux puissent avoir eux aussi accès à l’euthanasie. Au nom de l’égalité des droits. Sa présidente, Jacinta De Roeck, s’est exprimée en ce sens à l’occasion de la Journée du patrimoine à Anvers (on se demande bien pourquoi).

Et ce ne sont pas des paroles en l’air, puisque Mme De Roeck était précisément l’un des députés qui en 2002 avaient pris l’initiative de légaliser l’euthanasie en Belgique.

Elle a précisé qu’aucun projet législatif n’était actuellement à l’ordre du jour ni même prévisible à court terme, mais ce qui ne se fera pas pendant l’actuelle législature, estime-t-elle, devrait devenir possible lors de la prochaine. Parce que « la demande est forte ».

Une telle évolution est dans la logique des choses, estime la militante « humaniste », pour qui l’ouverture de l’euthanasie aux mineurs, qu’elle attend, amènera forcément à légaliser l’euthanasie pour les « déments », et les malades de l’intelligence qui sont souvent considérés en Belgique comme des « mineurs prolongés ». « Ces gens-là regardent aussi la télévision, ils lisent aussi les journaux et tombent aussi malades. Par leurs accompagnants dans les institutions, je me suis laissée dire que la question de l’euthanasie y surgit aussi. »


Eh oui, la propagande médiatique atteint aussi les handicapés…

Cette évolution a déjà eu partiellement lieu aux Pays-Bas où les mineurs de 12 à 15 peuvent obtenir l’euthanasie avec l’accord de leurs parents, les 16-17 ans pouvant se contenter de les consulter. L’euthanasie pour les personnes en voie de devenir démentes est également acceptée, et une première procédure sur une personne incapable de donner son consentement éclairé a été déclarée conforme à la loi l’an dernier.

La nouveauté belge consiste à vouloir franchir les étapes du voisin néerlandais mais d’y ajouter des personnes dont l’intelligence-même est affectée, et qui n’ont donc pas du tout la capacité de juger en pleine liberté et connaissance de cause. Contredisant directement la formulation actuelle de la loi belge qui exige cette capacité pour agréer une demande d’euthanasie.

Ce sera difficile, bien plus difficile que pour les mineurs et les déments, reconnaît Jacinta De Roeck. Et c’est bien pour cela que de façon consciente et organisée, elle a mis le sujet sur la table dès maintenant. « Les hommes politiques doivent être prêts à y penser, à aller écouter ce qui se dit dans les institutions, parler avec les intéressés eux-mêmes. Nous devons être prêts », a-t-elle déclaré.

On lui a bien sûr opposé l’exemple de l’époque nazie. Et elle avoue que l’affaire est délicate. « A cette époque-là on utilisait aussi le mot “euthanasie”, mais les gens qu’on tuait à cette époque-là n’étaient pas demandeurs. C’est une grande différence. »

Au XXIe siècle, on saura bien les persuader qu’ils ont envie de mourir !

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Nicolas Sarkozy et les valeurs chrétiennes.

Nicolas Sarkozy

Petit historique des prises de positions de Nicolas Sarkozy et des membres de son gouvernement en faveur de la religion et des valeurs chrétiennes. Remerciements à Thierry Boutet du site LibertéPolitique.com pour nous permettre de reproduire leurs articles. (Article rédigé par Bernard Longepierre.)

1. Heritage chrétien, valeurs chrétiennes

Décembre 2007 : Lors de sa visite à Rome, dans son « discours du Latran », Sarkozy affirme que « L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur » et prône une « laicité positive ». Le Père Guy Gilbert fait partie de la délégation présidentielle.

Tribune dans Le Monde du 9 décembre 2009 : non à tout ce qui pourrait apparaître comme « un défi (…) à l’héritage (…) de la civilisation chrétienne et des valeurs de la République ».

30 septembre 2010 : Sarkozy à Vézelay, où il célèbre « l’héritage chrétien ».

8 octobre 2010 : Visite de Sarkozy au Vatican ; le président assiste à Saint-Pierre de Rome, dans la chapelle Ste-Pétronille, à une prière pour la France et se joint au « Notre-Père ». Recevant un chapelet des mains du Pape, il lui en demande un second que le Pape lui remet volontiers.

13 janvier 2011 : Le ministre chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, dénonce l’absence de mention des fêtes chrétiennes dans un agenda distribué par la Commission européenne à plus de trois millions de lycéens et étudiants européens, alors que des fêtes juives, hindoues, sikhes et musulmanes sont évoquées : « Cet oubli est l’illustration d’une Europe qui n’assume pas ses racines chrétiennes et, ce faisant, se renie. On ne doit pas avoir honte de l’Europe des clochers, qui est constitutive de notre identité. Rien n’obligeait à évoquer les fêtes religieuses. Si on choisit de le faire, alors faisons-le jusqu’au bout ». La Commission a reconnu son erreur.

07 février 2011 : Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Laurent Wauquiez défend « l’Europe des clochers » et l’ « identité chrétienne » de l’Europe. Il réitère sa vision dans la Croix du 16 février.

4 mars 2011 : Au Puy-en-Velay, Sarkozy célèbre l’héritage chrétien : « La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage. (…) Nous sommes obligés par cet héritage. Nous devons non seulement le transmettre, mais l’assumer sans complexes » ; « Je le dis aux tenants de la diversité, il n’y a pas de diversité sans identité ». Le Président a ensuite déjeuné avec Mgr Brincard, évêque du Puy, chez les soeurs de Saint-Jean. Le président s’est vu confier un bâton de pèlerin, « peut-être pour que je sois à mon tour le pèlerin de cette Europe qui puise si profondément ses racines dans l’histoire ». Laurent Wauquiez, qui l’accueillait en tant que maire du Puy, avait affirmé : « Une identité refoulée est une identité qui se venge et nourrit l’intolérance ».

12 janvier 2012 : Répondant à la suggestion de la candidate écologiste, Eva Joly, d’accorder des jours fériés aux juifs et aux musulmans pour Kippour et l’Aïd, Luc Chatel, ministre de l’Education, évoque l’héritage chrétien de la France : « Je pense qu’il y a beaucoup trop de jours fériés. En plus, on a un héritage chrétien qu’il faut assumer dans notre pays. J’invite Mme Joly à sillonner la France et à se rendre compte de cet héritage », a-t-il dit en soulignant que les religions concernées ne demandaient pas ces jours fériés.

10 février 2012 : Sarkozy, exposant ses « valeurs pour la France » au Figaro Magazine, répond à la question « Regrettez-vous le discours du Latran où vous mettiez en avant les racines chrétiennes de la France ? » : « Mais enfin, la France a des racines chrétiennes, et même judéo-chrétiennes, c’est une réalité historique qu’il serait absurde de nier ! Voyez le long manteau d’églises et de cathédrales qui recouvre notre pays. La France est née de la rencontre entre la volonté des rois et celle de l’Eglise. Jeanne d’Arc, dont on vient de fêter le 600ème anniversaire de la naissance, est au carrefour de cette double volonté. Dire cela ne signifie pas qu’on appartient à une Eglise, ni qu’on adhère moins aux valeurs de la République ou au principe de laïcité. N’amputons pas la France d’une partie de son histoire ».

1er mai 2012 : Place du Trocadéro, Sarkozy évoque « les racines chrétiennes de la France ».

2. Chrétiens d’Orient

15 novembre 2006 : au cours de son voyage en Algérie, Sarkozy se rend avec sa délégation au monastère de Tibéhirine. Confronté à l’opposition du président Bouteflika, Sarkozy avait répondu à ce dernier : « je compte m’y rendre, s’il le faut sans journalistes et avec un de vos collaborateurs ».

2008 : Un programme d’accueil aux Irakiens persécutés, pour la plupart chrétiens, est mis en place ; le but de Sarkozy est d’accueillir des Irakiens « appartenant à ces minorités religieuses vulnérables ».

8 novembre 2010 : 37 Irakiens chrétiens blessés dans l’attaque de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, sont acheminés par la France par avion médicalisé spécialement affrété par le ministère des Affaires étrangères, pour y recevoir des soins.

5 janvier 2011 : dans un entretien à 20 minutes, Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, déclare : « C’est pour moi une préoccupation majeure que dans certaines parties du monde, on ne puisse pas exercer librement ses croyances (…). C’est la raison pour laquelle je vais prendre un certain nombre d’initiatives avec mes collègues européens pour assurer la protection des chrétiens d’Orient ». Idem dans Le Figaro Magazine du 08.01.2011.

5 janvier 2011 : lettre co-signée par Michèle Alliot-Marie et trois de ses homologues européens, demandant à C. Ashton d’inscrire la question des chrétiens d’Orient à l’ordre du jour du conseil des Affaires étrangères de l’UE, de faire des « propositions concrètes » et de réfléchir aux moyens d’apporter « secours et protection » aux personnes menacées.

7 janvier 2011 : en présentant ses vœux aux autorités religieuses, le Président de la République dénonce « un plan particulièrement pervers d’épuration religieuse du Moyen-Orient » ; « ; « si je pouvais, ici, utiliser le mot de martyr, alors je dirais que les martyrs d’Alexandrie ou de Bagdad (…) sont collectivement nos martyrs ».

7 janvier 2011 : dans un entretien à La Croix, Laurent Wauquiez, ministre chargé des Affaires européennes, déclare : « J’ai vécu en Egypte, un des lieux que j’aimais beaucoup en Egypte est l’église copte située au sud du Caire. S’il y a bien un enseignement que j’ai retenu dans mon engagement auprès de Soeur Emmanuelle, c’est l’importance de la diversité religieuse. L’Orient a une tradition de brassage des cultures religieuses. Cette liberté religieuse est inscrite dans ses racines. Ce n’est pas une terre monocolore religieusement, elle ne l’a jamais été et n’a aucun intérêt à le devenir. La défense de cette diversité religieuse, qui passe notamment par les chrétiens d’Orient, est une chose que nous souhaitons voir, avec Michèle Alliot-Marie, fortement défendue par la politique européenne qui va se mettre en place ».

24 mai 2011 : De retour d’une mission au Liban, l’ancien premier ministre J.-P. Raffarin attire l’attention d’Alain Juppé sur la situation des chrétiens arabes, au cours d’une réunion du groupe UMP au Sénat.

8 juillet 2011 : Sarkozy reçoit à l’Elysée le nouveau patriarche maronite du Liban, Mgr Bechara Raï.

22 décembre 2011 : Alain Juppé reçoit des parlementaires dans le but d’évoquer avec eux la situation des chrétiens d’Orient dans le contexte des printemps arabes.

28 février 2012 : Alain Juppé publie une tribune dans La Croix sur « Les chrétiens d’Orient et les printemps arabes ». Il conclut en disant : « Le message que je souhaitais leur adresser est simple : la France a été, est et restera à vos côtés ».

8 mars 2012 : Entretien d’Henri de Raincourt, ministre chargé de la Coopération, avec le Patriarche grec-catholique d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem, Gregorios III Laham.

3. Questions morales : un exemple, l’euthanasie

- 25 janvier 2011 : François Fillon s’oppose à une légalisation de l’euthanasie. Dans une tribune auMonde, le Premier ministre affirme : « La question est de savoir si la société est en mesure de légiférer pour s’accorder le droit de donner la mort. J’estime que cette limite ne doit pas être franchie ». Dans la nuit du 25 au 26 janvier, le Sénat vide de sa substance la proposition de loi visant à instaurer un « droit à demander une assistance médicale pour mourir ».

7 septembre 2011 : Sarkozy, recevant la famille de Eddy de Somer, redit son opposition à un « droit de mourir ».

10 février 2012 : Sarkozy, exposant ses « valeurs pour la France » au Figaro Magazine, redit son opposition à une loi sur l’euthanasie : « L’euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et serait contraire à notre conception de la dignité de l’être humain. La loi Léonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie ».

4. Politique familiale

10  janvier 2012 : Sarkozy qualifie de « folie » l’idée de supprimer le quotient familial, évoqué par F. Hollande. Le chef de l’Etat estime qu’ « abroger le quotient familial aurait des conséquences absolument dramatiques pour notre politique familiale et pour toutes les familles françaises. Jamais je n’accepterai qu’on remette notre politique familiale en cause » (vœux au monde la santé, à Mulhouse). Plusieurs membres du gouvernement et de l’UMP abondent dans ce sens (Copé, Pécresse, Jacob, Méhaignerie, Lachaud).

Février 2012 : Claude Greff, secrétaire d’Etat à la Famille, annonce son intention de revaloriser le mariage. Hervé Mariton, député de la Drôme et promoteur de l’idée de « famille durable », confirme : « Ce n’est pas notre rôle d’obliger des gens à vivre ensemble, mais nous pouvons dire que la stabilité, la durée, et la politique familiale sont de bonnes choses. Nous devons cesser d’être sur la défensive sur ces questions ».

7 février 2012 : En déplacement dans le Tarn, Sarkozy fait l’éloge de la politique familiale : « L’honneur de la France, c’est d’avoir construit, depuis des décennies, une politique familiale qui permette aux femmes de compter sur un cadre institutionnel stable et protecteur » ; le Président juge par ailleurs « fascinant l’acharnement que mettent certains à vouloir détruire ce qui marche », allusion à l’intention de F. Hollande, entre autres mesures, de moduler le quotient familial pour les plus riches.

5. « Petits signaux »

2 octobre 2010 : Sarkozy se fait projeter « Des Dieux et des hommes ».

5 décembre 2010 : en marge de la visite présidentielle en Inde, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, visite à Calcutta l’ancien couvent de Mère Teresa.

1er mai 2011 : F. Fillon et son épouse, A. Juppé et C. Guéant, soit « le triumvirat du Gouvernement », comme ironise Le Nouvel observateur, assistent à la béatification de Jean-Paul II. La France est le seul pays de poids, en dehors de l’Italie, à avoir envoyé à Rome son chef de gouvernement.

26 juillet 2011 : Le Père Guy Gilbert est désigné par le président de l’Assemblée nationale, B. Accoyer, et par le président du Sénat, G. Larcher, pour assister Dominique Baudis, le Défenseur des droits.

11 novembre 2011 : Après avoir inauguré le musée de la Grande guerre à Meaux, Sarkozy se recueille devant la stèle rendant hommage à Charles Péguy, à Villeroy, en Seine-et-Marne.

7 décembre 2011 : Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur et conseiller UMP de Paris, juge « choquant » que la mairie de Paris finance, « même indirectement, des spectacles tels que Golgota Picnic ».

22 décembre 2011 : Sarkozy reçoit une dizaine de jeunes prêtres à dîner à l’Elysée : un aumônier de prison, un aumônier militaire, des curés de campagnes et de banlieue, l’aumônier de l’Assemblée nationale, le père Rougé, ainsi que le fondateur du cercle Léon XIII, le père Grosjean. « Au nom de quoi faudrait-il ignorer ce que vous représentez ? Vous offrez une espérance. Les gens ont besoin d’espérance », leur dit le chef de l’Etat. Il redit son attachement aux racines chrétiennes de la France, déplore la disparition des « grandes voix catholiques » et enjoint les prêtres à « sortir des catacombes » : « Dites ce que vous avez à dire à la société, pas seulement à vos fidèles. A l’heure où l’on écoute des experts en tout, pourquoi ceux qui défendent une religion n’auraient-ils pas le droit à la parole ? ».

6 janvier 2012 : Sarkozy se rend en Lorraine (Domrémy-la-Pucelle (Vosges) puis Vaucouleurs (Meuse)), pour célébrer le 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc, le 6 janvier 1412. Cette étape du chemin johannique n’avait pas reçu la visite d’un chef de l’Etat depuis celle du général de Gaulle, en 1961. A Domrémy, le Président s’est recueilli dans la petite chapelle et dans la maison de Jeanne d’Arc. A Vaucouleurs, il a affirmé : « Pour l’Eglise, Jeanne est une sainte, pour la république, elle est l’incarnation des plus grandes vertus françaises ». En 2008, Sarkozy avait déjà envoyé sur place Rachida Dati, qui y avait reçu un accueil chaleureux.

9 janvier 2012 : Sarkozy remet à l’Elysée les insignes d’officier de la Légion d’honneur au cardinal Vingt-Trois.

6. Position personnelle

 2003, Sarkozy publie La République, les religions, l’espérance, avec Thibaud Collin et le RP Philippe Verdin (Pocket).

23-30 décembre 2010 : Article du Point sur la foi de Sarkozy (« Quand le président parle à Dieu ») ; Sarkozy « voue une admiration sans limite aux moines, aux missionnaires, aux moniales, ces petites mains qui assurent un témoignage chrétien partout dans le monde, en dépit parfois du danger » (n° 1997).

Retrouvez tous les articles sur la présidentielle dans notre dossier :

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Photo : © Wikimedia Commons / Cheep88 / Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 (non transposée)

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NPD : Mulcair bâillonne ses troupes!

Selon un article publié par Cyberpresse, « Thomas Mulcair ne permettra pas à aux troupes néo-démocrates de voter en faveur d’une motion qui aurait pour effet de rouvrir le débat sur l’avortement aux Communes. »

Plusieurs choses clochent ici. En fait, cette histoire fait ressortir trop de points à la fois pour qu’on ne prenne pas le temps d’en examiner quelques-uns de façons intelligentes et légitimes :

1— L’expression « rouvrir le débat sur l’avortement ». Soyons clairs ; dans les faits, le débat n’a jamais cessé. Et un des grands problèmes qui est quasi-unique au Canada comparé au reste du monde est que l’avortement n’a jamais été débattu diplomatiquement afin d’être encadré par la loi. Il a été tout simplement décriminalisé, point. Pourtant on n’envisagerait jamais de simplement décriminaliser l’euthanasie sans l’encadrer par des lois spécifiques !

Depuis : le débat n’ayant jamais été considéré par les législateurs, il continue. Il ne peut être question de rouvrir le débat sur l’avortement, car le débat n’a jamais cessé. Il demeure donc un enjeu social dont la moralité et la pratique sont assumées par l’ensemble de la société. Ce qui donne donc à chaque membre de cette société le droit d’en débattre.

2— Il ne s’agit pas ici de recriminaliser l’avortement, mais bien de laisser la science faire son travail et nous révéler dans les faits scientifiques à quel moment l’embryon devient un être humain. Serait-il possible que l’on craigne de découvrir (oh horreur) qu’à deux semaines de l’accouchement, le « foetus » est devenu humain ?!! (Car j’avoue que la pratique des soutenants de l’avortement de qualifier le bébé de « foetus » jusqu’à 8-9 mois de grossesse est… grossière !)

3— Bien qu’une certaine majorité des Canadiens soient en faveur de l’avortement — je m’en tiens au fait ici — c’est aussi un fait qu’une certaine majorité de ces mêmes Canadiens ne sont pas en faveur d’avorter un bébé après un certain nombre de semaines. (Ce nombre peut varier d’une personne à l’autre, mais ne se rend définitivement pas jusqu’à la semaine qui précède l’accouchement !) Aussi plusieurs Canadiens ignorent encore que le droit à l’avortement n’est limité par aucune limite de semaines de grossesse.

Dans les faits, la majorité des Canadiens serait en faveur à tout le moins d’imposer une limite de semaines de grossesse à l’accès à l’avortement.

4— Le point principal de cet article : L’histoire en cours à la chambre des communes pose un autre  problème. Encore une fois le parti néo-démocrate (NPD) bâillonne ses députés ! Avec le projet de loi transgenre C-279, plusieurs députés néo-démocrates que nous avions contactés nous ont téléphoné par la suite pour nous dire qu’ils seront obligés de voter de façon imposée par la tête du parti. Notez que ces réponses se font presque toujours par rappels téléphoniques et évite les courriels afin d’éviter de laisser des évidences écrites. (À ce sujet : S’il devait s’avérer que nous faisons erreur ici et que certains députés du NPD voteront contre le projet de loi C-279, qu’on nous fournisse preuve de ces votes et il nous fera plaisir de le publier sur ce site.)

Selon l’article de Cyberpresse, la même chose se répète ici. Alors que les libéraux et les conservateurs affirment qu’ils laisseront leurs députés libres de leurs choix de vote, il est ironique que le seul parti qui porte le terme de démocratie dans son nom semble interdire à ses représentants l’exercice du choix démocratique !

En conclusion :

Ce que fait ressortir ce dernier point est ceci : pour le NPD, comme pour certains autres regroupements politiques, une personne « Pro-Vie » ne peut être laissée libre de participer aux débats politiques d’une nation ! C’est une implication très sérieuse !!!

Un parti politique qui refuserait dans ses rangs un candidat parce qu’il s’adonne à être pro-vie, déclarerait par ce geste que les citoyens qui font le choix d’être pro-vie n’ont aux yeux de ce parti, pas le droit d’accéder au débat politique et donc de participer aux décisions qui concernent l’avenir de ce pays !!! 

Retenez bien ce fait et n’hésitez pas à en faire valoir la véracité. L’avenir de la VRAIE démocratie en dépend.

En attendant : le NPD nous a prouvé avec son agenda transgenre imposé à ses députés, sa position anti pro-vie aussi imposée à ses députés, et son refus du droit démocratique, qu’aucun chrétien n’a sa place dans ce parti, du moins dans sa condition actuelle.

Stéphane Gagné

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Déclaration : « L’eugénisme n’est pas un droit de l’homme »

(Nous remercions le site européen « Liberté politique » pour la permission de reproduire cet article.)

Supprimer son bébé à naitre en raison de sa trisomie 21 doit-il être considéré comme un droit de l’homme ? Tel est le grave enjeu de l’affaire en cours de jugement au niveau de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), qui s’apprête à déterminer si des parents ont un droit fondamental à recourir à la procédure de dépistage et d’élimination prénatale des enfants malades ou handicapés. 

Un jugement positif reviendrait à reconnaître un droit fondamental à l’eugénisme à l’encontre des personnes handicapées.

La Cour est appelée à se prononcer sur la plainte (KRUZMANE contre Lettonie) d’une femme contre son médecin qui ne lui aurait pas prescrit durant sa grossesse un test de dépistage de la trisomie, test qui lui aurait appris la trisomie de son enfant et lui aurait permis d’avorter.

Face au danger de voir la procédure de dépistage et d’élimination prénatale systématisée et consacrée comme un droit de l’homme, les signataires de cette déclaration, associations, familles et proches de personnes trisomiques et handicapées, en appellent à la conscience de la Cour et des institutions européennes afin qu’elles reconnaissent l’humanité et protègent le droit à la vie des personnes trisomiques et handicapées.

Reconnaître comme droit de l’homme celui de supprimer la vie des enfants trisomiques avant leur naissance conduit à stigmatiser un groupe humain sélectionné sur la base de son génome, à nier purement et simplement l’humanité des personnes souffrant de cette pathologie, et à instaurer le mécanisme de leur élimination.

Aujourd’hui c’est l’élimination systématique des enfants trisomiques en Europe qui constitue une vraie violation des droits de l’homme, et non que certains d’entre eux aient échappé à cette sélection.

Nous, associations, personnes handicapées et leur famille, nous demandons à la Cour de réaffirmer le principe de l’interdiction de l’eugénisme ainsi que l’obligation des Etats de protéger la vie de toute personne, y compris celle des personnes handicapées avant leur naissance. C’est un enjeu d’humanité pour notre société européenne.

Dauna Sindroma Biedriība - Lettonie 
Deutsches Down-Syndrome – Allemagne 
Down Sndrome Ireland - Irlande 
Fondation Jérôme Lejeune – France 
Fundacion Sindrome de Down de Madrid - Espagne 
Jeden Świat - Pologne 
European Down Syndrome associations (EDSA)
Down Syndrome Education International

(Pour lire l’article dans son entièreté, cliquez ici.)

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Une brève et intéressante réflexion sur les conclusions de la commission « Mourir dans la dignité »

Une lettre de Monique David, parue dans le journal Le Soleil du 17 avril 2012:

Selon le rapport de l’Assemblée nationale récemment publié, «Mourir dans la dignité», co-signé par neuf députés, les Québécois sont maintenant prêts à considérer la mort à travers une nouvelle lentille.

Nous pouvons nous libérer d’une traditionnelle relation «paternaliste» avec nos médecins dans le but d’adopter une attitude plus éclairée pour faire face à la souffrance et à la fin de vie. Nos valeurs, selon le rapport, ont beaucoup évolué au cours des 20 dernières années, il est donc normal que, dans notre adieu à la vie, nous examinions de près une «nouvelle option» offerte par l’État.

Les auteurs du rapport avertissent le lecteur que, bien que dans le passé les valeurs des Québécois étaient essentiellement ancrées dans la religion, les gens qui tiennent encore à ces principes ne devraient pas les imposer aux autres. Nous vivons dans une société laïque. La vision «sacrée» de la vie ne s’applique plus comme une valeur civique.

Nous avons devant nous deux définitions contradictoires de la dignité. Le point de vue traditionnel considère que la dignité est un phénomène objectif, intrinsèque à la condition humaine indépendamment de l’âge, de la condition sociale, de la religion, du sexe ou de l’état de la personne; le point de vue profane soutient que la dignité est définie par et pour l’individu. Ce dernier point de vue est le chemin philosophique adopté dans la deuxième partie du rapport. Il nécessite donc un examen attentif.

La dignité subjective est plus en phase avec la laïcité, selon laquelle, libéré des limites imposées par les valeurs religieuses, les individus décident de ce qui est bon pour eux tout au long de leur vie tant que cela ne fait pas de mal à autrui. La notion d’autonomie de la personne est un élément fondamental de cette reconstruction de la signification de la dignité de la personne humaine. On la définie comme «ce qui permet aux êtres humains de mener et d’accomplir un projet de vie selon leurs convictions, dans les limites imposées par les droits et libertés des autres». Le thermomètre de la dignité est déterminé par le degré d’autonomie. Et c’est en fonction de cette mesure que la personne doit décider si sa vie a encore de l’intérêt et de la valeur. En d’autres termes, ce qui était autrefois inconditionnel – la dignité – est désormais perçu comme conditionnel en conséquence d’un changement de paradigme fondamental, soit le passage de la sacralité de la vie humaine comme le fondement de la dignité à celui de l’autonomie comme principal critère de définition de la dignité.

Ayant établi l’autonomie comme ligne de démarcation entre une vie avec dignité et une vie sans dignité, nous sommes alors invités à accueillir l’euthanasie comme l’outil pour nous permettre de reconquérir l’autonomie si souvent perdue à la fin de la vie – l’euthanasie leur permet d’être libéré de leur état dépourvu de dignité.

Afin d’introduire les 12 dernières des 24 recommandations, les députés ont donc élaboré un nouveau code moral sur lequel les Québécois sont invités à prendre position. Au lieu des valeurs morales qui nous ont été transmises depuis des millénaires, y compris par la religion, on nous propose un nouveau credo transmis par l’État, et un nouveau discours pour l’accompagner.

D’abord et avant tout, nous apprenons que «l’euthanasie» n’est plus l’acte de «tuer», mais un «acte médical». L’aide médicale à mourir serait un geste de compassion. Médecins et infirmières, qui étaient autrefois des guérisseurs et des soignants au service du maintien de la vie, serviront désormais comme facilitateurs de la mort. Afin de devenir les serviteurs de la Mort, ils seront obligés de modifier leur code de déontologie médicale.

Un problème avec l’euthanasie, c’est qu’elle est irréversible. Ce qui est souhaité dans les moments les plus sombres est souvent une réaction passagère à la douleur et à la peur et les malades changent d’avis. Si le gouvernement accepte les 12 dernières recommandations proposées par le rapport, nous nous dirigerons vers une pente à sens unique qui ne permet pas de retour en arrière. Est-ce vraiment ce que les Québécois veulent pour eux-mêmes et pour les générations futures?

En mettant de côté le concept du caractère sacré de la vie, le mystère de la vie et de la mort va rapidement disparaître de l’horizon d’un grand nombre. Historiquement, les humains ont toujours été en quête de sens. En donnant priorité au principe de l’autonomie de la personne comme facteur décisif pour déterminer comment et quand chacun peut vivre et mourir, la complexité et le mystère inhérent à la vie humaine et à qui nous sommes se perdent.

En fin de compte, c’est la dimension créative et puissante de l’âme humaine ou de l’esprit humain que la légalisation de l’euthanasie risque d’étouffer. Et choisir de prendre le contrôle sur la vie et la mort peut se révéler un véritable boomerang. Nous pourrions bien perdre toute autonomie que nous gagnons ainsi aux mains d’un État de plus en plus envahissant.

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Marche chrétienne 2012 à Québec.

L’an passé, la marche chrétienne a rassemblé tout près de 1000 croyants qui sont partis des Plaines d’Abraham, et ont marché jusqu’au Parlement de Québec. Le tout était planifié avec l’accord de la ville et des policiers qui s’occupait de la circulation et s’était déroulé dans l’agrément et le calme. Cette semaine l’organisation souhaite que l’évènement soit mieux publicisé afin d’attirer davantage de personnes. Le comité organisateur se tient en contact avec le RCSQ afin de transmettre l’information au plus de croyants possible. Actuellement, plusieurs régions ont déjà organisé des transports par autobus pour cet évènement qui aura lieu la journée du 2 juin. Les participants sont invités à amener leur pique-nique afin de débuter en dinant sur les Plaines d’Abraham dans une ambiance musicale festive.

Voici les coordonnées pour certaines régions ayant déjà réservé des autobus. Si vous organisez une telle réservation de groupes et avez des places disponibles, écrivez-nous au rcsq@apdgranby.org et nous publierons votre ajout ici.

Trois-Rivières

M. Jean Lavigne

Courriel : trois-rivieres_pour_jesus@hotmail.com 

 Coût : 30 $ par personne ce qui comprend le dîner genre boite à lunch, les profits seront remis pour l’évangélisation des jeunes.

 Gatineau :

Sonia Bouchard : Tél. : (819) 328-8979 ou (819) 827-0890

                                                          Courriel : Sonia@FamilleGirard.com

 Montréal :   Départ du centre-ville de Montréal (935 rue de la Gauchetière O.)

Brian Jenkins : (514) 344-2686

 Laval (Fabreville)

Mme Chantal Plourde : Tél. : 450-962-8222 poste 227

Coût : 25 $ par personne

Saguenay (Chicoutimi) Stationnement de Costco-Rona (Boul. du Royaume et Talbot, Chicoutimi)

Mme Danièle Tremblay : (418) 544-3789

Coût : 10 $ par personne

Cliquez ici pour vous rendre à  une entrevue sur la marche chrétienne, sur les ondes de CFOI-fm.

Cliquez ici pour vous rendre sur le site officiel de la Marche chrétienne 2012.

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Les femmes qui ont plusieurs enfants vivent plus longtemps.

Tiré du site « Pour une école libre au Québec ». (Reproduit avec permission.)
Selon une recherche publiée récemment (mars 2012) dans la revue britannique Age and Ageing, les femmes qui ont des enfants vivent plus longtemps que celles qui n’en ont pas.

Ces résultats se fondent sur une étude de la communauté des habitants âgés de Dubbo, une ville de Nouvelle-Galles-du-Sud en Australie. Les chercheurs ont constaté une augmentation de la mortalité, toutes causes confondues, à un âge avancé, chez les femmes nullipares (sans enfants) alors que plus une femme avait eu d’enfants plus elle était susceptible de vivre longtemps.

L’étude s’est penchée sur l’association de la parité (le nombre de fois qu’une femme a donné naissance) et la mortalité à un âge avancé. 1233 hommes et 1571 femmes âgés de 60 ans ou plus se sont inscrits pour participer à l’étude en 1988-89. Chaque participant a déclaré le nombre d’enfants qu’ils avaient eus. La population étudiée était largement représentative de la population australienne née avant 1930 selon le sexe, l’âge, l’emploi, le statut socioéconomique, l’usage du tabac, la pression artérielle moyenne et d’autres variables. Tous les participants ont subi des évaluations psychosociales et de risques cardio-vasculaires au début de l’étude. Pendant les seize années suivantes, les dossiers d’hospitalisation et de décès ont été surveillés en permanence. En outre, une enquête postale a été organisée tous les deux ans afin de confirmer l’état de santé des participants.

Les chercheurs ont examiné les liens entre la parité et les variables suivantes: âge, tabagisme, consommation d’alcool, indice de masse corporelle (IMC), lipides et lipoprotéines sériques, diabète, hypertension, débit expiratoire de pointe, maladies cardiaques ou AVC préalables, fibrillation auriculaire, note aux tests de dépression, taux d’activité physique quotidien et auto-évaluation de la santé.

L’étude a démontré que la mortalité, toutes causes confondues, diminue en même temps que la parité croît. La mortalité est la plus élevée chez les femmes nullipares (femmes sans enfants), elle diminue progressivement jusqu’à ce que les femmes aient trois enfants ou plus. Les femmes ayant six enfants ou plus bénéficiaient d’un risque de mortalité de 40 % inférieur à des femmes nullipares.

Les résultats de cette étude confirment ceux de recherches effectuées en Norvège et en Israël, mais elle contraste avec une étude menée en Angleterre et au Pays de Galles et publiée en 2005 qui suggérait que, à la fois, les femmes nullipares et celles ayant eu cinq enfants ou plus avaient des risques supplémentaires de décès. L’étude Dubbo n’a produit aucune preuve statistiquement significative qui relierait la mortalité masculine au nombre d’enfants engendrés.

Pour le professeur Simons qui a dirigé l’étude, « les résultats contradictoires de notre étude et ceux de l’étude menée en Angleterre et au Pays de Galles il y a quelques années ne peuvent pas facilement s’expliquer. Il est possible que ces différences soient liées à la conception de l’étude ou à des aspects sociodémographiques de la population étudiée. »

Source : Age et Ageing, 29 mars 2012 (Simons et al.)

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La « Fédération du Québec pour le planning des naissances » s’inquiète de voir les droits de l’enfant à naître reconnus!

L’article suivant est produit par l’organisme Campagne Québec-Vie.                                       (Reproduit avec permission.)

La fédération du Québec pour la planification des naissances reconnaît que le courant est en train de changer de côté dans le combat pour la reconnaissance des droits de l’enfant à naître ! Voici ce qu’on pouvait lire sur le site de la Gazette des femmes du 10 avril 2012:

 Si les 40 dernières années ont été pleines de défis pour la Fédération du Québec pour le planning des naissances, la préservation des acquis risque d’être l’enjeu des prochaines années.L’actualité ne cesse de nous le rappeler depuis quelques mois : les droits reproductifs des Canadiennes sont menacés. Dans un avenir rapproché, la légalité de l’avortement pourrait être remise en question, suivant un mouvement qui refait régulièrement surface à la Chambre des communes, dans les rangs des députés conservateurs de Stephen Harper. Encore récemment, le député Stephen Woodworth déposait une motion (M-312) qui sollicite la création d’un comité pour déterminer le statut du fœtus en vertu du Code criminel. Cette motion sera discutée sur la colline Parlementaire le 26 avril. « On est en période de régression », déclare la nouvelle coordonnatrice générale de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), Sophie de Cordes, rencontrée dans ses bureaux du Vieux-Montréal. « On craint pour l’accès à l’avortement, mais aussi pour l’accès à la contraception. Ça ressemble à ce qui se passe aux États-Unis… 

La fédération a parfaitement raison de s’inquiéter. Tôt ou tard, les droits humains fondamentaux sont reconnus. L’égalité des femmes, la fin de l’esclavage, la reconnaissance de l’humanité de l’enfant à naître sont des progrès de la civilisation, une marche inexorable contre l’égoïsme ravageur qui fait mépriser une part de l’humanité pour conserver des privilèges indus sur des catégories d’êtres humains méprisés et considérés comme inférieurs, voires inexistants. Nous savons que toujours la justice et la vérité viennent à bout des pires idéologies et que le marxisme-féminisme est en train de sombrer. De plus en plus de femmes s’opposent à un marxisme-féminisme antiféminin et antifamilial.
Il y aura des lendemains qui chantent, mais ce sera celui des enfants, des femmes et des familles, pas celui des idéologues inconscients du sang qu’ils encouragent à verser.
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